ACTE TROISIÈME
POMEROL^
Si
CLOTILDE
Mais non ! Allez donc! Vous avez dit?...
POMEROL.
Oh! bien tout ce queil'on peut dire! (Plaidant.) Voyez, messieurs, cette malheareuse fille confiaQte, et séduite par celui qu'elle considère déjà comme son mari... et trompée, quittée pour une autre!..
CLOTILDE
Et quelle autre!..
POMEROL.
Et quelle autre!.. Tiens! c'est vrai, je l'ai dit!.. Sa vie brisée, son déshonneur public!.. La rage ! Un peu de folie ! .. Elle frappe, elle tue ... Qu'est-ce que vous voulez, messieurs, elle tue!., cette femme ... œil pour œil... Tél.. je le leur ai dit: Tél.. Ça leur a fait plaisir... Faites uneloi qui punisse les séducteurs infidèles et venge les filles outragées... Et cette femme aura tort... Mais jusque-là, ne vous étonnez pa:» qu'elle se fasse elle-même la loi, le juge, le bourreau...
CLOTILDE
ElTeffet?..
POMEROL.
immense!.. Renvoi en police correctionnelle... Blessures par imprudence ayant occasionné la mort !. . Cette législation fait mon bonheur ! Cinq ans de prison ! Et moi porté en triomphe!.. Je ne répondrais pas qu'à Paris ça eût le même succès I
CLOTILDE
Mais c'est une infamie, votre jugement !
POMEROL.
Oui, on devait ..
Digiti
CLOTILDE
Oo devait Tacquitter I
POUEROL, riant.
Ahl bon...
CLOTILDE
Ahl si la justice était rendue par des femmes I
POUEROL.
Oui, ce serait gentil.
CLOTILDE
Ce serait juste I,. Ab ! vos lâchesvoleurs d'amour y regarderaient à deux fois... Et Ton ne verrait pas ce qu'on voit; Un misérable qui se croirait déshonoré de ne pas tenir sa parole donnée à un homme, et qui s*arroge le droit de fausser les serments faits à une femme,... parce que c'est une femme .
POMEROL.
Clolilde, ma chère, vous vous exaltez!... Brisouslà, et!...
Thérèse au fond.
CLOTILDE, arec joie/
Thérèse!...
POMEROL.
Ah ! tant mieux, partons !
CLOTILDE, l'arrêtant.
Chut !... (a Thérèse.) Eh bien?... Où en est-on ?
THÉRÈSE
Madame, on entre à l'église I...
CLOTILDE, arec joie, à part.
Ahl...
POMEROL, stupéfait.
A l'église!... Et la mairie?...
* Pomerol, Thérèse» CloUlde.
Digiti