‹ Fernande; pièce en quatre actes, en prose (volume 2)Chapitre 20 sur 134 · CIVET · texte numérisé non relu

CIVET

C'est que Ton m'a vu; et si je pars ainsi, que pensera- t-on de moi?

POMBROL.

Que vous êtes un homme d*esprit, et si vous restez, le contraire.

CIV RY, offensé.

Ah! monsieur!

POMBROL, TÎTement.

Ah! bien une idée, tenez! ! je vous insuite, voilà une sortie !.. Et nous nous battons demain, j*aime mieux ça !

Pas moi !

POMBROL.

Alors, le chapeau, vite !

CIVRY

Mais !

POMBROL.

Mais, malheureux enfant ! Pensez-y donc ! — La porte s'ouvre! Le commissaire parait... saisit tout, et vous demande voire nom! « Le vicomte de Givry !»

CIVRY

Oh!

POMBROL.

a DesCivry de Toulouse, monsieur le commissaire ; ne confondez pas, je vous prie... Famille parlementaire... mon père, président de cour... mon oncle, procureur impérial... ma mère!...»

Digiti

GIVRY

Monsieur !

« Enfin , un vrai Givry, c'esl-à-dire l'honneur même I... Vous le voyez bien, puisque je suis ici I...»

CIVRY

Ah 1 monsieur, jamais cela I... Je pars, vous avez raison!

POMEROL.

Allons donc ! %

CIVRY

Permettez-moi de vous serrer la main et de vous remercier I... de toute mon âme !

POMEROL.

Adieu, mon cher enfant I

CIVRY

Oh! non, pas adieu... Je vous retrouverai, et ma mère vous bénira... Je lui dirai tout !

POMEROL.

Vous êtes un brave cœur !

CIVRY

Au revoir !... Puis-je dire : « mon ami I »

POMEROL.

Dites!...

CIVRY

Eh bien !... au revoir, mon amil...

U se saure * Pomerol, Civry.

Digiti

Page 1