‹ Fernande; pièce en quatre actes, en prose (volume 2)Chapitre 47 sur 134 · CLOTILDE, GEORGETTE · texte numérisé non relu

CLOTILDE, GEORGETTE

clotilde est assise sur le canapé et écrit. Georgelte entre vivement en' parlant à la femme de chambre qui lui ouvre la porte.

GEORGE TTEy très-fiérreuse.

Monsieur de Pomerol n'est pas ici ? Il n'y est pas, n'est-ce pas ?

CLOTILDE

Ton mari ?

Oui, mon mari, oui !... mon mari, oui !...

CLOTILDE

Mais non! Tu vois!...

C'est cela ! Il n'y est pas !..• J'en étais sûre!

Digiti

GLOTILDR.

Mais, grand Dieu I quelle entrée ! qu'y a-l-il ?

Ah I cousine, tu me reproches souvent ce que tu appelles mes folles jalousies!... mais celte fois, par exemple!...

CLOTILDE

£h bien ?

Ah non ! non, non ! Je n'admets pas.ça 1*11 part à huit heures du matin en me disant : j'irai ici, puis là, et puis chez Clolilde, et je serai de retour à trois heures : il en est cinq et j'attends encore... c'est trop fort !

EUe s'assied à gauche.

CLOTILDE

Mon Dieu, ma chère ! un jour de départ, franchement ! Un avocat qui va plaider si loin !.. il est sans doute au Palais.

GEORGETTE, se lerant.

Oui ! Et hier au soir, y était-il, au Palais, pour me rentrer à minuit passé ?

CLOTILDE

Ahl hier? Il ne t'a rien dit de sa soirée d'hier ?

Mais rien !

C'est donc qu'il n'y a rien là qui t'intéresse! Et, en vérité! tu es bien enfant, avec tes jalousies sans motif.

Sans motif !... un mari pareil ! un passé 1 une jeunesse !...

* Georgette, GlotUde.

*♦ Clotilde, Georgette,

Digiti

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