SCÈNE IX
CLOTILDE, seule et relisant.
f Le lendemain malin... > Oui 1... depuis jeudi !••• Et voilà cinq jours, cinq jours qu'il est .\ Paris... et qu'il n'est pas à son hôiel.... que je ne le vois pas.... que je ne sais rien.... et qae je reçois des lettres datées de là*bas... Ah ! ça, par exem))le, c'est une infamie! Me iromper ainsi.... Mais pourquoi? Il y
a une raison. (Trouvant toiit à coup.) Un duel I un duel qu'il
m'a caché... Oui, c'est cela .. Non, ce n'est pas cela... Depuis cinq jours, ce serait fait... Ah I la lettre anonyme disait vrai,
et mes pressentiments aussi Il ne m'aime plus il me
trompe... Et c'est pour une aulre qu'il Ah î si j'en étais
sûre! Et s'il ne t'aime plus, malheureuse, qu'y peux-tu
faire ?.... C'esl fini... Ah ! mon Dieu !.... quelle torture I
Et il esi ici et je ne sais où le prendre et je ne puis
pas...
THERESE, accourant jojreusement. *
Madame, madame!... monsieur hi marquis!
* Thérèse, Clotilde.
Digiti
CLOTILDE
André !
THÉRÈSE
La vorturc entrait dans la cour ; j'ai quitté ces dames pour vous prévenir. Il monte I
CLOTILDE
Enfin... Ah ! Dieu soit loué !.... Je vais donc savoir... Ah ! tu me diras tout»..* va.... malgré toi.... Et je saurai bien te l'arracher, la vérité.
THÉRÈSE
Madame, si je pouvais me permettre... si j'osais Il ne
faudrait pas gronder trop fort monsieur le marquis.
CLOTILDE, se retournant souriante.
Regarde-moi donc Ai -je l'air de quelqu'un qui va
gronder?...
THERESE, surprise.
Non, madame, non.
CLOTILDE, tressaillant.
Voici son pas...
THÉRÈSE
Oui, madame... c*est lui.
Elle remonte.
CLOTILDE
Allons... du courage... Il y va de toute ma vie !