ACTE TROISIÈME
Si j'y pense I.,. A défaut de venu, que j'aie au moins la franchise I... c'est le seul honneur qui me reste I...
CLOTILDE
Vous aurez ce courage?
Je le trouverai I... «
CLOTILDE
Marguerite, ne faites pas celai... Prenez garde t... Il y a des paroles qui brûlent et des mots qui tuent!...
Eh bien I qu'elles me tuent donc I... Mieux vaut mourir de son mépris que vivre avec le mien !
CLOTILDE
Majs quelle folie 1... Pensez-y donc I... Pour vous, pour lui-même, pour votre mère enfin, dont le bonheur dépend du vôtre !... Mais je ne le veux pas, moi, je vous le défends !
Et vous aimez mieux, madame, que je devienne sa femme, avec ce doute qui me torture ?... Vous voulez que j'aille tout à Pheure à Fautel, en me disant : Sait-il bien quelle femme il y mènef... Mais c'est une infamie que vous me conseillez-là!... ^
CLOTILDE, TiYement.
Non ! non 1... Vous avez raison; il faut s'assurer d'abord!..
Vous voyez bien !
Mais il ne faut pas parler, à aucun prix !... Cletilde, Fernande.
Digiti
Quoi donc, alors?... car je ne sais plus I...
CLOTILDB.
Écrire I... ce qui brûle à dire, on Técrit I
Peut-are!... Oui!
GLOTILDE, préparant tout sur la table.
Et que cela 7aut mieux !... mon enfant !... Il sait tout, et vous en êtes sûre, sans vous torturer Tun par Tautre !
FERNANDE, allant à la table.
Vous avez raison, madame, Pécrit vaut mieux ; c'est moins afTreux que la parole !
GLOTILDE.
Tenez, du papier... Une plume !...
FERNANDE, assise et tremblante. *
Oui !... Il faut bien !... Ah! mon Dieu !... par où commencer et comment dire cela?...
GLOTILDE.
Pensez bien pour vous donner du cœur que vous ne lui apprenez rien qu'il ne sache ! (Marguerite écrit, Glotilde remonte et gagne la droite.) Eh bien?...**
FERNANDE, cessant d'écrire et pleurant .
Ah ! que c'est affreux d'écrire tout cela soi-même !...
GLOTILDE, émue, ébranlée et prête à l'arrêter.
Vous vouliez le dire!... Jugez donc!... Malheureuse enfant!...
Et je Taime !... El il m'aime !...
* Glotilde , Fernande.
** Fernande, Glotilde.
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