ACTE QUATRIÈME
Vous n'êtes pas jalouse, voilà tout !
Jalouse I Pourquoi faire ? Je suis si heureuse. Je serais bien coupable de troubler ainsi mon bonheur.
GEORGETTE
Esl-elle jeune I — Après cela, je vous comprends! le modèle des maris, et puis la lune de miel. Enfia, voyons I je suis calme, n'est-ce pas, on ne dira pas que je m'exalte!... Eh bien! dites-moi un peu quel besoin de sortir à cette heure... Et qu'est-ce qu'il peut faire dans les rues par un temps pareil?...
Philippe?... Pourquoi voulez-vous qu'il soit dans les rues?
GEORGETTE, d'ane voix altérée.
Vous croyez donc qu'il est dans une chambre?...
Mais, pour lui, je l'espère !
GEORGEJ'TE.
Et avec qui, dans cette chambre ?
FERNANDE, surprise*
Que sais-je?
GEORGETTE
Oui, vous ne comprenez pas, vous !... Mais enfin, ma chère,
depuis huit jours, depuis votre retour, tenez! Il va, il
vient, il sort à tous propos!... Il est distrait, préoccupé !... Il y a quelque chose!... une femme!... j'en suis sûrel... Oh! cette lettre, si je pouvais la décacheter, sans m'en apercevoii 1
LE RARON.
Et neuf 1... à nous!... Marquez, ma belle !...
LA BARONNE
Général! une prise!
Le général se lère et vient â elle.
MADAME DE BRIONNE
Ah çàl... qu'est donc devenue Clotilde)
ANDRÉ
Maïs je ne sais ! .. . Elle est parlia le jour de notre mariage !••• et n'est pas encore de relour !
MADAME DE BRIONNE
Et pas de lettres ?
Nonl... C'est singulier!... Elle était un peu souffrante, an moment de notre ddparl.
MADAME DE BRIONNE, mécliammeDt.
Vraiment !
GEORGETTE, à pari.
Quelle peste I
LA BARONNE
Eh bien! qu'est-ce que vous faites donc, André?... Vous coupez mon roi !
ANDRÉ
C'est vrai, pardon!...
MADAME DE BRIONNE, à Fernande.
Si vous ne vous éloignez pas, ma mignonne, votre mari fera faute sur faute I
Oh ! alors je me sauve !
Georgette, la vieille dame, le général, la baronne, madame dd Brionne, Fernande, André, le Baron.