SCÈNE IX ANDRÉ, POMEROL, FERNANDE
FERNANDE, A Pomerol, bas et pleurant.
Laissez-moi !... Il m'a chassée... Je veux partir.
POMEROL, la retenant malgré elle.
Pas encore I
FERNANDE, de même.
Je lui fais horreur... Il m'accuse de l'avoir trompé... II ne veut pas croire que je lui ai écrit une lettre...
La lettre !... mais je Tai !... La voilà I
Ah ! Dieu soit loué ! il verra du moins que je n'ai pas menti I... Adieu!
POMEROL, la retenant et la forçant doucement à s'asseoir.
Non, restez! restez ! (ii descend rers André.) André!...
ANDRÉ, écrivant et l'interrompant.
Je vais quitter celte affreuse maison... Je te laisse là tous I
mes pouvoirs pour agir,
POMEROL.
Dès demain... Tuas raison et tu m'as convaincu. (Mouvement
de satisfaction d'André.) Oui, oui, il n'y a pas d'autre parti à prendre que la séparation... C*est maintenant mon affaire.
ANDRÉ
Nous Tobtiendrons ?
POUEROL.
Oh ! j'en réponds I tant de motifs...
ANDRÉ
Obi surtout, dis-le bien on m'a trompé 1... le jouet
d'une intrigante !
HouTement de Fernande, elle se lève et regagne doucement la porte.
POMEROL, à André.
Et puis les preuves ne manqueront pas... D'abord sur son passé, nous avons son aveu, écrit de sa propre main.
n montre la lettre.
ANDRÉ
De sa main ?
POMEROL.
Oui, oui ! une lettre.
ANDRÉ, vivement,
A qui?., à moi?
POMEROL.
Interceptée par Glotilde, à qui je l'ai arrachée.
ANDRE
C'est donc vrai ?... Elle m'avait écrit.
POMEROL, Fernande prête à sortir 8*arréte.
Le matin du mariage.
ANDRÉ
Ah I je me rappelle I... et c'est moi !..
POMEROL.
Tu penses bien que, quand au tribunal je lirai ceci :