‹ Fernande: pièce en quatre actes, en proseChapitre 20 sur 240 · SCÈNE IX POMEROL, ROQUEVILLB, FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

SCÈNE IX POMEROL, ROQUEVILLB, FRÉDÉRIC

POMEROL, seul.

Ycilà le seul bon côté des fautes commises I... C'est de pouvoir les épargner aux autres I... Ah I le Roqueville I

ROQUEYILLE, il entre en donnant ton chapean et son paletot à

Frédéric.

Quel est donc ce monsieur qui sort si vivement ?

FRÉDÉRIC

Un ami de monsieur Anatole qui venait dlncr.

ROQUEVILLE

Eh bien ! alors ?... (Apercèrent Pomeroi.) Ah ! pardon, monsieur! fPomerol saine froidement.) Monsicur de PomCPOl, si je ne

me trompe?

POMEROL, de même, très -froid.

Oui, monsieur I

ROQUEVILLE

Il y a longiemps qu'on n'a eu le plaisir de vous voir, monsieur.

POMEROL, de même.

Oui, monsieur.

ROQUEVILLE, on peu embarrassé de la froideur, après un sîl;nce.

Vous savez pourquoi ce jeune homme s'en va?

POMEROL, de même.

Je ne vous dirai pas, monsieur ?

ROQUEVILLE

Ah 1... Vous h'entrei pas, monsieur?

POMEROL.

Non, monsieur, non I

ROQUEVILLE, se mordant les lèvres.

Ah ! c'est différent!... monsieur!

Il salue. rOMEROL, le saluant froidement.

Monsieur !

RoqucTillc entre dans la salie à manger. — On entend «a brtdt de voix qui le saluent. — Frédéric ressort par l'entrée, en emportant son paletot et son chapeau.

PGM EROL, seul.

Sinistre coquin 1... Assurément non, je ne dînerai pas en face de toil... Allons, décidément, je verrai Fernande une autre fois... à mon retour I... J'étais venu pour une bonne action î — Eli bien 1... je n'ai pas perdu ma journée !

Il cherche son chapeau.

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