‹ Fernande: pièce en quatre actes, en proseChapitre 202 sur 240 · SCÈNE PREMIÈRE BOURGOGNE, FROMENTEL · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE BOURGOGNE, FROMENTEL

FROMENTEL^ entranU

Eh bien, toujours souffrante?

BOURGOGNE, occupé à la cheminée.

Ah I les convalescences ! Je Tai prédit à mademoiselle. Gare les rechutes ! — La nuit a été un peu agitée, car M. Vauclin a fait rester la garde-malade.

FROMENTEL

Une Sœurî

BOURGOGNE

Ah I bien, oui ! il n'a pas voulu entendre parler de Sœur. Vous seriez bien aimable d'allumer le feu pour moi, monsieur Fromentel;je n'ai pas l'habitude de chauffer le salon de si bonne heure, ça me trouble.

FROMENTEL, payant k la cheminée.

Cest bien. Le facteur est-il venu ?

BOURGOGNE

Non, monsieur, pas encore.

FROMENTEL, regardant l'heure.

Deux heures et demie 1 ils ne marchent plus, ces facteurs; rien ne marche*

(Il cherche le papier ponr allumer le feu.)

BOURGOGNE

Vous Terrez qu'il n*y aura pas encore de lettres de M. le Mar-

CUiS ! {» Froin<*nli>ly en lui montnnt le coin de Ucbeminëe) lA I là ! le papier! -^

ijnq jours à Paris... qu'esî-ce qu'il peut faire? El M. Vauclin tm\ n'a pas voulu lui c^crire l'état de mademoiselle, de peur de leiTiayerl (iiL%iej«a.) Lesallumellcs...làl... dans le coin!— Il nous dit toiiiours que ce n'est rien, (secocamiaute.) Mais j'ai idi^e qu'au fond^ il n'est pas si tranquille que ça. — Eh bien, ça va- 1-117

FROMENTEL, frottant encore une allumette qui rate*

Et de dix I

BOURGOGNE, »*en allant.

Et puis M. le Duc qui ne se lève pas à cause du froid, yoil^ mon service rc^voluliouné pour toute la journée. Souffler I allez 1 soufflez I ça ira 1

(Il iprt paf )a drojte.)

SCÈNP II

FROMENTEL; «eol, continuant à frotleriei allumeltei qai ne prennent paafeii,

pui. URBAIN.

F«OMENTEL.

Et de dix!... (Frissonnant.) OnT 1... Au mols de mars, dc mon temps, nous mangions des pelits pois... des petits pois conservés, c'est vrai... mais il faisait si doux qu'on aurait pu croire aue c'étaient des primeurs... Tandis qu'aiijourd'hui, est-ce qu^is sont capables de conserver quelque chose ! (Rae«ant contre »«« allumettes) Cristi 1 c'cst couime Icurs allumcttesl... Nous avi(Q> des briquets phosphoriques... un petit tube rouge I on ûtail le couvercle 1... on le mettait là I... puis le porterallumeltes... on le posait là... puis le bouchon de la petite bouteille. On prenait une aliumcite et on farfouillait dans la ^outeillp... è'élait fait tout de suite... Mais depuis Ieur3 &llunie(tp$ chimiques... (a une allumette qui prend.) EU VOilà UUe ^n{jni... Àtj 1 VqÛs

êtes bien aimable I si vous voulez maintenant étrp 43^p9 bpQAQ pour ne pas vous éteindre...

|Il allqme le fen.) URBAIN^ outrant la porle i>ptrée et parlait atee prëcaullon sat.a entrer.

Papa!...

FROMENTE^.

Ah I... ta vofl^, p^ndard 1... tu as eppore df!pov;ché.

URBAIN, échiné, courbé en deux, grelottant et toussant aieo extinc|i<^q ^< Tiii|«

J'ai passé la nuit au café du Cinçf^v^çrc^f

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