‹ Fernande: pièce en quatre actes, en proseChapitre 203 sur 240 · ACTE TROISII^HP · texte numérisé non relu

ACTE TROISII^HP

FROMENT^L, «Uuoiant du fe«.

Ça nfi pi*étQPn0 pas I

UBBAirf.

On causait littératvire. J*ai djscuti^ sur U^ Mémoires de quatorze gér^ératicm çte boxirreat^.

FRP14ENTEL.

C*est toi, le bourreau 1 Va-t'en, ^a, jp tp donqe iiia maH^lictioQ ! Passe-moi une bûche... Tu n'es pas le fils de ton père !

URBAIN, lui donqant qne bOcbe.

Voilà de cçs choses désagréables que je ne le djr^is kr^ais, moi.

FROMENTEL, soufflant son feu avec un soufQet qui ne va pas.

Si tu n'étais pas né (Jans un temps où les mœurs étaient autrement respectées qu'aujourd'hui 1... jp dirais qu'il y ç^ 14-dessous quelque mystère d'infamie 1

URBAIN] s'asâ^yant sur (e ^qrd du g^^ndo|).

Voyons!... veux-tu élre un pe^ sérieux ? pops; c^usevpn^ affaires.

FROMENTEL, SOMfP^n^ toujours ^ Uv\ qui i^f prend pas.

puel|e Qgure I ce n'est plus vert-de-gri^ q[i^int^[)£^Qt Itf c*pst olive.

URBAIN

Aussi je veux me marier.

FROMENTEL

Avec ta cafetière, chenapan ?

URB4IN, passant à droite pour aller Asseoit st^r \it <]i|ai).

Abl oui — jolie — ma cafetière! fille m'écrji v^HP lettre çf) matin où elle pi'appelle Aniénor, en me dem{|pdaq[ ^le l'i^rgenl. Urbain, Antéuor et de l'argent, comme tout ça sonne h\c\\ ensemble! Elle se sera trompée d'adresse en mettant rcnvcloppc, et c'est un Auténpr gui a reçu mfi letlfe. Uisjs.) (Je nPIll- Antcjior!... Oui est-ce qui peut encore s'appeler -^Pl^^lW ^^ dix-neuvième siècle?

Valcreuse 1...

URBAIN

Ohl Anténor Valcreuse 1... c'est le vi^iif I... Al)| \^\^Wi §*!} % reçu ma lettre, il doit être content I

FROMENTEL

Qu'est-ce que c'est, polisson?... (i part, atec wiisfartion.) Uu Lovelace, tenez!... tout son père en 1825 .. C'est un FrfiUiCUte| !... (Haut avec séTériié.) Vous Hcz, garf)efi^e(^t !... Dcs rivalltés avec M. de Valcreuse I...

lA LES GANACHES.

URBAIIf.

Mais dod!... mais non, puisque je renonce à la cafetière: c'est ma cousine que je veux épouser.

FROMENTEL, adouci, sa letoonuaL

Marguerite ! Tu veux épouser Marguerite, cher enfant 7

URBAIN, éieada «or te euapë.

Vois-tu, papa, je suis dégoûté de la vie!... La vie n'a plus d'illusions pour moi !... J'ai vidé la coupe jusqu'à la lie.

FBOMENTEL, amicalement.

La coupe !•.• c'est la bourse de papa, garnement 1

(Il s'assied près de lai sar le canapé.) URBAIN, étenda nir te dîna.

Nous vivons si vite aujourd'hui! çavousmûrit I— je suis mûr... je trouverai l'oubli et le calme dans la régularité de la vie domestique... Ça ne sera pas tous les jours drôle, mais je m'y ferai... et puis elle aura une jolie dot, la petite I... c'est solide, ça. Suis-je assez sérieux, hein ?

FBOMENTEL, avec fomplaiwnee.

11 a pourtant du bon, ce garnement-là, quand il vent bien !

URBAIN

Une fois marié, je m'en irai à Paris.

FBOMENTEL.

Et puis?

UBBATN.

Et avec de l'argent, je me ferai des amis 1 Je donnerai à dîner, je monterai une n^clame et je me ferai mousser en môme temps que mon Champagne I... C'est joli ça, hein? comme style.

FBOMENTEL, ravi.

Voilà des idées au moins : à la bonne heure I — Si tu appliquais ça, cher enfant!

UBBIN.

J'appliquerai aussi.

FROMENTEL

Avec tes qualités, mon bon petit Urbain... si tu voulais fonder une entreprise comme la mienne...

UBBAIN.

Un journal?

FBOMENTEL*

Un journal 1

UBBAIN.

Je fonderai un journal de critique littéraire.

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