SCÈNE VIII VAUCLIN, LE MARQUIS, MARGUERITE
LE MARQUIS, soutenant Marguerite.
Appuie-toi sur moi, chère enfant.
MARGUERITE
Ahl que je suis contente de vous voirl
LE MARQUIS
Chère petite... Tu te sens mieux... n'est-ce pas?
MARGUERITE, faiblement.
Toujours la fièvre !
(Elle traverse pour aller au canapé.) VAUCLIN, bas au MarqtiiA.
Les yeux!
LE MARQUIS, gans comprendra ^
Les yeux! oui, je vois...
VAUCLIN^ de mêmt.
Non S... la fenêtre I
LE MARQUIS) avec amertume.
Oh! oui! l'autre. (Haut.) Veux-tu l'asseoir T
MARGUERITE, tombant assise sur le divan.— La musique ceste,
Ouil — Comme vous êtes resté longtemps absent l
LE MARQUIS
Oui, quelques démarches au sujet d'une affaire dont on est venu me parler.
VAUCLIN *, à Marguerite, arec intention.
Oui... M. Cavalier... Tu sais... ton ami...
MARGUERITE^ tressaillant et anzieote.
Ahî... c'est pour lui?...
VAUCLIN, arec intention.
Oui... ouil
MARGUERrrE) anxieuse.
11 était avec vous à Paris ?
LE MARQUIS^ Tivement.
Non pas I...
VAUCLIN, l'arrêtant du regard.
Mais ils doivent se revoir...
MARGUERITE, avec joie.
Ah l...
LE MARQUIS, s'asseyant près d'elle.
Oui!... oui 1... nous devons nous revoir!
MARGUERITE
Alors!... — Mais alors... vous n'êtes donc pas?...
VAUCLIN.
Quoi donc?
MARGUERITE, avec effort.
Vous n'êtes donc pas... fâché... contre lui?
VAUCLIN, regardant le Marquis.
Contre lui... ton oncle?
LE MARQUIS
Moi?... pourquoi?...
MARGUERITE, se redressant.
Et ce que disait Rosalie n'est donc pas vrai... vous n'avei pas?...
VAUCLIN, avec une fausse ingénuité.
Quoi?
• Vauclin, Marguerite, le Marquii.