‹ Fernande: pièce en quatre actes, en proseChapitre 233 sur 240 · AUCUN · texte numérisé non relu

AUCUN

Et triomphe de lui comme de toi I

LE MARQUIS

Mon Dieu! si j'espérais !... Mais moi qui suis devant lui commo un enfant, moi qui tremble l

VAUCLIN, ouvrant la poiteda Duc.

Allons, la porte est ouverte t

LE MARQUIS, après une dernière hésitation.

I<on^ jamais... je ne... Eh bien! oui, après tout, oui, je lo

i3« LES GANACHES.

tenterai t... Oui, de par Dieu ! j'aurai ce courage !..• et fasse le ciel que nous sauvions l'enfant, Yauclinl... ils seront heuruex par moi... et en les regardant, nous aurons vingt ans de moins, mon vieil ami I

VAUCLIN.

Eh I à la bonne heure I... et tu es décidé, quoi qu'il arrive?

Ahl quoi qu'il arrive... à tout dire et à tout faire !.••

VAUCLIN, avec chaleur.

Eh bieni pardonne- moi!... je t'ai trompé !.•• J'ai sauvé Marguerite et je te réponds d'elle 1

LE MARQUIS

Sauvée I... (il est suffoqué par les larmes.) Ab ! VaucHu !•.• (Se jetant

dans ses bras.) Merci, mcrcil... Moi aussi tu m'as sauvé... et je te réponds de moi.

VAUCLIN.

Allons, courage t

LE MARQUIS, lui serrant let DQains en riant et pleurant.

Eh! vivent les Ganac/i6s/ mon vieux Vauclin!... Vivent les Ganaches! Nous pourrons regarder fièrement ces jeunes gens qui nous raillent de nos faiblesses et leur crier: m Ganaches.., oui. Ganaches !••• d'accord! mais que l'un de vous en fasse autant 1 »

(Il s'élance chez le Duc.)

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