SCÈNE IX Les Mêmes, LE DUC
Le duc, prenant la main de Marcel, le faisant redescendra et très-simplement.
Il entrera donc par la grande 1... car c'est moi qui l'ouvre! — Embrassez votre femme, mon fils !
HAEGU^fUTB.
Sa femme ?
MARCEL
Marguerite !
VAUCLIN, avec joie.
Quoi, VOUS consentez, monsieur le Duc ?
LE DUC*
Quand deux enfants sacrifient si bien leur passion à leur devoir, je ne saurais pas sacrifier mes convictions à leur bonheur!
(Vauclin va serrer les mains de Marguerite. Avec émotion.) Et puis, mc/l,
détester encore... moi, maudire!... à mon ûgel... Ah! l'on peut faire ce que j'ai fait une fois dans la vie... on ne le refait
pas deux fois. (lltend les bras à Marguerite.) J'ai trop SOUfTert.
MARCEL
Aht monsieur le Duel... Ah I... monsieur le Marquis.
* Marguerite, Mvc«l> le Marquis, le Doc, Yaaciiiu
LE MARQUIS, gaiement*
Eh 1 Pardieu t quand nous nous embrassenons, mon nerea t Qu*y aurait-il de ridicule ?
(11 lai tend les bras.) VAUCLIN*, avec joie.
Ah! que j'ai donc bien fait d'amener Tabbé, moil...
LE DUC, surpris.
Ahl c'est Yousqui...?
VAUCLIN.
Ouil je l'ai rencontré... quelque part^ ce matin !.••
MARGUEBITE, Tivement.
Ahl
(Elle Ini serre la main.) LE DUC, de même.
Il est avec le ciel des raccommodements*
TAUCLIN.
Que Youlez-Yousl me voilà aussi tombé dans les ganaches!..
LE MARQUIS
Gomme nous.
MARCEL
Vous... jamais t... monsieur le Marquis !.. C'est une maladie de tête... dont on est exempt dès qu'on a du cœur.
VAUCLIN.
Gela ne suffit pas... jeune homme, et quand vous serez où nous en sommes, rappelez-vous qu'il n'y a qu'un remède : C'est d'être toujours rnomme de son temps!
LB MARQUIS
Et de son ftgel
Alors c'est le progrès!
LE DUC
C'est le progrès !••• Allons, jeunesse... montrez-nous donc le chemin !
MARGUERITE, Ini prenant lé bras.
Oui, mais en vous donnant le bras.
FROMENTEL
Eh bien, de mon temps, on aurait chanté là-dessus an petit vaudeville. — Quand je vous dis que tout se perd 1
) * Yanolin, Marguerite, Uareel, le Marqnis.
rut
E. GREVIN ^ IMPRIMERIE DE LAGNT — 555-4-il.
vr'K 6 ^ 1916