ACTE PREMIER
C'est ça!... Horreur I...
GLOTILDB, Tirement^
Philippe, faites-moi voir cela!... Je vous en prie t
POMBROL.
Ah bien ! quelle idée ! Par exemple I
GLOTILDB.
Philippe!... mon ami!
POHEROL.
Mais jamais!
. GLOTILDB.
Mon Dieu, je ne serais pas venue pour le voir, mais puisque j'y suis I
POUEROL.
Vous y êtes mal !
GLOTILDB.
Avec vous!
POMBROL.
El d'autres !... Et quels autres !
GLOTILDB.
Pas plus qu'au bal de TOpéra, où Ton va bien!... Et avec ce voile qui vaut un masque.
POMBROL.
Mais quelle épidémie de curiosité chez les honnêtes femmes ! — Elles sont toutes comme ça, maintenant !
GLOTILDB.
Mon cher Philippe I
POMBROL
Non ! non I non I non 1
* Clotilde, PomeroL
CLOTILDB.
Mais enfin, voyons, qui veut la fin veut les moyens. Vous me recommandez là votre jeune fille ; est-ce que je la connais, moi?... Je l'ai à peine entrevue. Pour apprécier ce qu'elle esi, ce qu'elle vaut, c'est bien le moins que je l'étudié, et où le faire mieux qu'ici, chez elle, dans son entourage?
POMEROL.
Mais c'est!...
CLOTILDE
Une œuvre de charité, justement!... Est-ce que tous les jours, pour une quête ou des secours à domicile, nous n'allons pas dans d'affreux quartiers, chez d'horribles gens, braver le contact de la maladie, de la misère et du vice ? mais c'est louable!... mais c'est courageux, c'est généreux! c'est môme recommandé!... El c'est tout au plus mon devoir que je fais là 1
POMEROL.
Oh ! devoir est sublime... Une curiosité ! ...
CLOTILDE
Eh bien, curiosité soit ! c'est la part du diable!... mais il y a le service à rendre, qui est celle de Dieu !
Mais !
CLOTILDE
Enfin, cousin !... dernier argument; c'est un marché!... Ou je m'occupe de votre protégée, mais je reste !.. ou je pars, mais je vous l'abandonne, et je vais à ce théâtre !.., choisissez !
Âh ! Glotilde !
Je reste?
POMEROL.
CLOTILDB.