‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 14 sur 147 · Il s’agit de l’Éridan où fut précipité Phaéton · texte numérisé non relu

Il s’agit de l’Éridan où fut précipité Phaéton

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Las venas de Castalia i de Pirene rebossaràn por ti en su ondoso rio ; i vendrà a conocelle señorio, quien fue sepulcro al hijo de Climene.

Aqui es la rica Arabia, i el dichoso nido, en que tu immortal fenis enciende el fuego; qu’en U afina su belleza.

Ven al florido assiento 1 oloroso, huye’l desierto, do su luz s’ofende i de tu ecelso ingenio la grandeza’.

M. Rodriguez Marin suppose qu'une brouille passagère sépara les deux poètes: Barahona, dans un moment d’espièglerie, aurait décoché à son ami le sonnet piquant dans lequel il raille l'abus de certains mots sonores et de certaines épithètes pompeuses que l’on retrouverait chez Herrera. Voici ce sonnet, qui perdrait toùt son sel dans une traduction.

« Contra un poeta que usaba mucho de estas voces. » « Esplendores, celajes, rigoroso, Selvaje, llama, liquido, candores, Vaqgueza, faz, purpürea, Cintia, ardores, Otra vez esplendores, caloroso :

Ufunia, aplacible, numeroso, Luengo, osadia, afün, verdor, errores, Otra y quinientas veces esplendores :

Mäs esplendores, crespo, qlorioso :

Gercos, äsperos, albos, encrespado, Esparcir, espirar, lustre, fatales, Cambiar, y de esplendor, otro poquito :

Luces, ebürneo, nitido, asombrado, Orna, colora, joven,. celestiales… Esto quitado, cierto que es bonito*. »

1. Sonnet 68 du livre LIL de l'édition de 1619. 2. CF. Rodriguez Marin. Barahona de Solo, p. 164 et sq.

Profondément blessé de cette perfidie d’un ami, Herrera aurait riposté par les vers suivants, où se montre toute la noblesse et la générosité de son âme: « Si vous voulez que le lien étroit de notre amitié, par dédain ou par légèreté (car je ne connais pas en moi de fauté, et n'en sens pas) soit dénoué sans raison, bien que jamais ne puisse disparaître de mon cœur fidèle le grand mérite d'une affection légitime, et que j'aie à supporter perpétuellement, avec chagrin, l'injuste peine de cette injustice, rompez désormais les anneaux de cette chaîne que je défais à regret, si, après tout, 1l vous plaît de mettre fin si tristement à notre doux commerce. Pour moi, je souffrirai votre faute et ma peine, puisque je sais trop tard qu'’ainsi répond à tant d'affection un cœur ingrat. »

Si de nuestra amistad el nudo estrecho por desden, o liviano movimiento que culpa no conosco en mi, ni siento, quereis, que sea sin razon deshecho ; Aunque no me saldrà d’el firme pecho d’el justo amor el gran merecimiento, 1 è de Ilevar contino, descontento la injusta pena d’este injusto hecho; Romped los lazos ya d’esta cadena, que suelto a mi pesar; si al cabo’s plaze poner fin triste a nuestro dulce trato.

Yo vuestra culpa sufrirè i mi pena; pues tarde sé, qu’en esto satisfaze a tanta voluntad un pecho ingrato”.

Est-il certain cependant que le premier de ces sonnets vise Herrera? Sans doute M. Rodriguez Marin, suivant .les traces de D. Adolfo de Castro. cite un certain nombre

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