‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 15 sur 147 · Sonnet 66 du livre II de l’édition de 161g · texte numérisé non relu

Sonnet 66 du livre II de l’édition de 161g

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de vers de notre poète, où l’on retrouve quelques-uns des mots dont l'abus est tourné ainsi en ridicule ; sans doute on peut relever chez lui nombre de mots pompeux ou emphatiques ; mais l'emploi de ce vocabulaire de mauvais goût lui est-il particulier ? n'est-ce pas là un trait commun à la plupart des poètes du temps, ou plus exactement aux poètes érotiques du xvi° siècle? D. Adolfo de Castro reconnait lui-même qu’on retrouve ces mots chez Rioja : mais Rioja n'est pas seul à s’en servir et Jerénimo de Lomas Cantoral, Juan de la Cueva, parexemple, ne se font pas faute d’user de ce langage amphigourique. Le mot qui paraît avoir été la cause de cetle satire est le mot esplendor : reportons-nous à l'édition des Algunas Obras de Fernando de Herrera publiée en 1582 et qui est, comme je le montrera, la seule dont on puisse se servir pour étudier le style et la langue du poète ; nous constaterons que le mot esplendor n'y est employé que deux fois (sonnet 4, vérs 2, elssonnet 1. Vers 4) êt cela au singulier; en revanche le mot resplandor se rencontre treize fois, au singulier ; quant aux autres, le mot luzes est employé sept fois : le singulier luz soixante-huit fois ; mais il ne faut pas oublier que ce mot de Luz est le nom propre qui sert au poète à désigner sa dame. Quinze des mots tournés en ridicule ne se trouvent nulle part dans le texte de 1582.

Il est à remarquer toutefois, que le mot luengo remplace régulièrement dans l'édition de 1619 le mot largo, seul usité dans l'édition de 1582!: c’est ce qui ressort des exemples suivants où les variantes des deux éditions sont placées côte à côte.

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