Cf. Rodriguez Marin. Barahona de Soto, p
2. Le titre de cet ouvrage est: « Vocabulario | de las lenguas tosca | na y castellana de Chris | toval de las Casas | En que se contiene la decla | racion de Toscano en Castellano, y de Castellano | en Toscano. En dos partes | Con una introducion para leer, | y pronunciar bien entrambas lenguas. | Dirigido al Ilustrissimo | señor don Antonio de Guzman, Marques de | Ayamonte, señor de las villas de Lepe y la Redondela | . Vendense en casa de Francisco de Aguilar mercader de libros. | En Sevilla 1570. » — Il y a trois approbations du 11 août 1569, du 19 août 1569, du 5 septembre 1569 et la Tassa est du 10 mai 1570. L’épitre de Herrera est donc au plus tard de 1569 et l’une des premières dont nous puissions fixer la date. Une autre édition fut donnée à Venise en 1577.
C. Julius Solinus, compilateur dü ur siècle, De silu el mirabilibus orbis ; sa traduction parut à Séville en 1573 chez Alonso Escribano sous le titre : De las Cosas maravillosas del mundo de Julio Solino. Il avait dédié cet ouvrage au fa meux Argote de Molina. Herrera connaissait bien le livre de Solinus qu'il a cité à plusieurs reprises ", el qu'il feuilletait sans doute dans la traduction de son ami. Cristobal de las Casas fut attaché comme secrétaire à la personne de Fernando Enriquez de Ribera, II° Due d’Alcalä depuis 1571 et père du Marquis de Tarifa qui fut l'élève de Francisco de Medina. Il mourut en 1556.
Le secrétaire Bazrasar pe Escogar dont Pacheco nous a laissé le portrait, sans notice biographique, étudiait le droit à Séville vers 1570° ; 1l passa en Italie, où 1l séjourna longtemps à Rome, comme le prouvent les vers du Canto de Caliope que Cervantès inséra dans sa Galalea publiée en 1583 : € Baltasar de Escobar, qui aujourd'hui fat l'ornement des rives fameuses du Tibre, et dont la longue absence dépare les vastes rives du Bétis sacré. »
Baltasar de Escobar, que agora adorna Del Tiber las riberas tan famosas, Y con su larga ausencia desadorna Las del sagrado Bétis espaciosas.….
Il était encore à Rome lorsque Herrera lui écrivait : « Ces colonnes et ces arcs, échantillon grandiose de l’antique valeur que la terre admire, oubliez-les, Escobar : dirigez votre vol vers votre patrie insigne et fortunée, car le ciel clair ne se montre pas ici moins gai ni moins favo-
1. Solinus est cité dans le Commentaire sur Garcilasso, p. 157, 238, 308, 420. :