Édition de 1619. Livre IL. Sonnet 22, v
Lorsqu'elle revenait, elle évitait de se retrouver seule avec Herrera qui s’en plaignait :
unà enemiga compañia el passo, al bien abierto, me deshaze!.
Dans ces bosquets de Gelves. au pied de ces collines, q P
près de cette source pure où il avait été si heureux, iln'y
avait plus pour lui que solitude et désespoir,
Collados altos, Bosque deleitoso ; Fuente abundosa i agradable Puesto ; testigos de mi bien 1 mi reposo
Ado el favor antiguo? ado la gloria de mi passado tiempo 1 venturoso ?
ado tantos despojos 1 vitoria * ?
Plus d'une fois il se demanda s’il n'avait pas été le jouet de doña Leonor ; 1l lui reprochait d’avoir fait naître en lui des espérances trompeuses.
Vos pusistes aliento a la esperança *.
& Comment, lui disait-1l, souffrez-vous que meure ainsi celui qui était votre amour, votre contentement et qui fut si doucement traité par vous ? »
Como sufris que muera en tal estado quien era vuestro amor, vuestro contento ; i dulcemente fue de vos tratado‘?
Et, dans une poésie, que Pacheco ne publia pas et qui ‘était inédite dans le manuscrit de Maldonado, 1l rappe-
Édition de 1619. Livre IL. Élégie 5, v. 59-80.
Édition de 1619. Livre IL. Élégie 5, v. 40-45 et 37-40. Édition de 1619. Livre I. Élégie 4, v. 23.
Édition de 1619. Livre L Élégie 4, v. 61-63.
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lait à doña Leonor les preuves d'affection qu'elle lui avait données jadis. «Je me souviens que tu avais coutume d'écouter avec plaisir l'expression de ma passion et que tu m'accueillais par des mots caressants; tu me montrais la satisfaction que te causait ma peine, tu retardais l'instant de me congédier. »
Yo me acuerdo que solias alegre oir mis passiones i con tus blandas razones cortesmente me acOgias.
Quando mostrabas holgarme del gusto de mi dolencia quando tardabas en darme à la partida licencia ‘ …
& Et toi, je ne sais s’il était feint l'amour que tu montrais ;: mais en m'écoutant gémir, tu t’attendrissais doucement. »
Tü, no se yo si fingido era el amor que mostrabas ; al canto de mi gemido dulcemente te ablandabas ‘.
Il ne cesse de déclarer qu'il souffre horriblement de son malheureux amour. « Tout le monde, dit-il, est épouvanté de ma douleur... et cependant je ne montre que Ja moindre partie de ce que j'éprouve. »
A todos pone espanto m1 tormento, 1, lo menos descubro, en lo que siento*.
1. Redondillas XVII, p. 219, de la Controversia sobre las obras de Garcilaso, publiée par les Bibliophiles Andalous. Séville, 1870. — D'après la note marginale du manuscrit décrit par Gallardo dans son ÆEnsayo (vol. I, col. 188, n° 2493) ces redondillas dateraient de 1570.