‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 55 sur 147 · REZ · texte numérisé non relu

REZ

ressources de sa langue, il se servit de préférence des Lormes poétiques indigènes : c'est à ce moment qu'il aurait composé ces « Glosas », ces € Coplas Castellanas », ces « Romances » dont 1l avait, nous dit Pacheco', écrit un grand nombre et qu'il se proposait de publier sur la fin de sa vie. Il ne renonça d’ailleurs jamais complètement à ces vieux rythmes espagnols, et les poésies, improvisées sans doute, dans lesquelles 11 chante son amour sous une forme incorrecte et réellement passionnée, sans avoir eu jamais l'intention de les publier, sont précisément les redondillas et les quintillas que nous a conservées le manuscrit de

Maldonado.

* Je n'hésiterai pas non plus à supposer que ce fut dans sa jeunesse qu'il composa les « Églogues brillantes?» que Pacheco se réservait de faire paraître après sa publication des œuvres poétiques de Herrera en 1619. Une, seule nous est restée qui, de l’aveu même du poète qui l'a publiée en tête de son Commentaire sur Garcilasso, est une œuvre de jeunesse, dont 1l parle lui-même avec une touchante naïveté : & Bien qu'il ne soit guère permis, après les éloges si pleins de correction, d'élégance et de beauté qu'exigeait la gloire du Prince de la poésie espagnole, de transcrire quelques-essais dus à mon grossier génie, je ne puis m'empêcher d'offrir à l'honneur de Garcilasso ce sonnet et cette églogue, composés dans les premières années de ma jeunesse, alors que sont moins répréhensibles les négligences et les fautes contre les règles de l’art”. » Et :l

1. « hizo muchos Romances, glosas i coplas Castellanas, que pensava manifestar. » (Pacheco. Libro de Retratos. Éloge de Herrera.)

Page 1