PONT RES
La figure 7 montre un alliage plus riche en Mn Bi, les cristaux de Mn Bi sont bordés de blanc.
La figure 8 reproduit un alliage plus riche encore en Mn Bi; les trois constituants sont visibles : le manganèse en grains gris clair, Mn Bi en gris foncé et le bismuth en blanc.
12. Détermination de la structure par les rayons X. -— Cette détermination a été effectuée par M. R. Hocart [12]. « Elle a montré que la » structure de cette phase est, comme celle de la phase Mn Sb, du type Ni As.
» Le réseau sénaire est caractérisé par les paramètres absolus :
d'= 4,50 À, C0 TA
» La maille période, à base rhombe, contient > atomes de Mn et atomes » de Bi, dont les coordonnées relatives sont :
. 12 DTA Mn : (000), (oo); Bi (33 :) œ= (33 }*
» La plus courte distance de 2 atomes de Mn est donc égale à 3,0, À et » la plus courte distance d’un atome de Mn à un atome de Bi de 2,09 À. »
Les diagrammes X, exécutés sur des poudres enrichies par triage magnétique et provenant d’alliages contenant à l'origine du manganèse et du bismuth en proportions très différentes, ont toujours donné les même séries de raies. Ces raies appartiennent au composé Mn Bi et au bismuth. Ce résultat confirme celui de l'analyse chimique : la formation de Mn Bi n’est jamais complète et il est impossible d'éliminer totalement,
même par broyage et triage magnétique, le bismuth qui adhère aux grains de Mn Bi.
13. Étude du diagramme. -- L'analyse magnétique, et, en particulier, la connaissance du point de Curie fournissent des renseignements importants sur la constitution du diagramme.
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Tous les alliages préparés, dont les titres en manganèse étaient compris entre 2 et 98 %, ont le même point de Curie irréversible : 3600 + r0 en chauffant, 3409 + 10 en refroidissant (voir figure 9).
Cette constance dans les températures d'apparition et de disparition de l’aimantation spontanée, conduit à n’envisager dans tout le diagramme qu’un seul composé défini, qui donnerait aux alliages manganèse-bismuth leur caractère ferromagnétique. Comme, d'autre part, la température du point de Curie ne varie qu’exceptionnellement dans le domaine d’une solution solide, nous sommes amenés à penser que cette combinaison ferromagnétique n’est probablement accompagnée d’aucune solution solide.
S'il s’agit non pas d’un point de Curie mais d’un point de transformation cette conclusion reste valable. |
L'étude du moment à saturation, l'analyse chimique et l’étude aux rayons X sont venues confirmer cette hypothèse.
Dans un équilibre parfait, nous aurions, à température ordinaire, le diagramme de la figure 9.
Fig. 0.
14. Préparation de Mn Bi orienté. — Les phénomènes magnétocristallins étant très marqués sur la poudre de Mn Bi, je me suis proposé de les étudier; à cet effet, j’ai mis au point deux méthodes de préparation.
19 MÉrHoDE. — Mn Bi est orienté après formation. — Il est possible, par des recuits suffisamment prolongés à /44o°, d'obtenir des cristaux de Mn Bi de l’ordre du millimètre. L’alliage ainsi formé est broyé, puis passé au tamis 350 et trié magnétiquement; ce dernier traitement l’enrichit en phase magnétique. Le triage doit être effectué rapidement, car la poudre de Mn Bi s’oxyde très vite, même à température ordinaire ;
THÈSE CH. GUILLAUDY : 2