‹ Ferromagnétisme des alliages binaires de manganèseChapitre 26 sur 57 · CRAQUE · texte numérisé non relu

CRAQUE

et supposons un aimant idéal sans fuite. Nous avons, en considérant les énergies :

HV SEL ge 7

V et H, sont imposés par les conditions d'utilisation de l’aimant; V,, volume de l’aimant, devant être minimum, un aimant sera donc d'autant meilleur que le produit BH sera plus grand, le produit (B.H),k est appelé coefficient de qualité.

Ce résultat n’est vrai qu’à titre de test, pour, comparer des aimants construits en aïliages différents. Il convient, en effet, de voir dans chaque cas particulier, à coefficient de qualité égal, s’il est plus avantageux de prendre un alliage à forte rémanence ou à coercitif élevé.

Pratiquement, on caractérise aussi un aimant par le produit de l’induction rémanente B, — 47% par le champ coercitif :H.. Ce produit donne une indication moins précise que le coefficient de qualité, le rapport (Paie

Il serait intéressant de comparer l’aimant Mn Bi aux meilleurs aimants existants, mais il faudrait pour cela connaître la valeur ,;H. qui entre dans le coefficient de qualité, alors que mes mesures donnent ;H.. Il est possible de déterminer une limite supérieure approximative de »#H,; en effet, puisque B, — 4r d.o,

pouvant varier de 1à % d’une substance à l’autre.

B,Mnri 72 7500 gauss.

Cette valeur de B, est une valeur maximum qui serait obtenue avec un taux de remplissage égal à l'unité et avec une poudre parfaitement orientée. Dans les mesures effectuées, ce coefficient de remplissage était très faible afin de faciliter l'orientation, et variait de 0,15 à 0,3 environ. La valeur de ,;H,. ne peut dépasser la valeur de B, max, donc si nous admettons B,. max 7500 gauss, nous aurons ,$H:max — 7500 Oe.

Ces résultats mettent en évidence la grande différence qui existe entre »H. et H,; nous avons, en effet, trouvé avec des grains de 3,3 :

c He —12 000 Oe.

De ces valeurs numériques, on tire, en tenant compte de la forme de la courbe d’hystérèse :

(B-Hl)nax 7 180 Lo?

Intérêt pratique. —- On peut distinguer trois périodes dans la fabrication des aimants. Jusqu'en 1917 on employait surtout des aciers contenant environ 1 % de C, possédant une rémanence de 12000 à 13000 gauss, un champ coercitif de 20 à 30 Oe et un (B.H), égal à 1,5.10°, et aussi des aciers au chrome de coefficient de qualité double

THÈSE CH, GUILLAUD 4

D Es

environ. À partir de 1917, c’est l’acier au cobalt qui devient l'acier à aimant le meilleur, avec une rémanence de 11000 gauss, un champ coercitif de 227 Oe et un produit (B.H)uax égal à 12,5.10. Enfin en 1931, les Japonais découvrent les Fe-Ni-AI qui conduisent à une rémanence de 7150 gauss, un champ coercitif de 785 Oe et un coefficient de qualité de 20,3.10°. |

On peut encore citer les Pt-Fe et les Pt-Co qui donnent les coefficients de qualité les plus élevés : 37,7.105 et 30,7.10Ÿ; mais, en pratique, ces alliages ne sont pas utilisés à cause de leur prix de revient élevé.

Le gain obtenu en employant Mn Bi serait donc considérable si l’on pouvait utiliser la poudre dans les conditions idéales de finesse de grains, d'orientation et de densité.

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