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CHAPITRE TH

63. Relation entre les points de Gurie et les interactions. — Je me propose d'étudier, sur les trois composés Mn As, Mn Sb et MnBi, le rapport entre les interactions et les points de Curie.

Les interactions dépendent à la fois du nombre des atomes « voisins » et de la distance entre ces atomes, ou, mieux, entre leurs couches magnétiques. Ici le problème est simplifié puisque ces trois combinaisons, cristallisant dans le même réseau, possèdent le même nombre de « voisins », et que les rayons des atomes de manganèse sont identiques.

En valeur relative, les interactions ne dépendent donc que de la distance absolue entre les « voisins ».

J'ai représenté (fig. 6o), la courbe 0 — f (d) afin de montrer comment varient les points de Curie en fonction de la distance « eflicace » d, et, partant, des interactions.

Fig. Go.

La seule difficulté vient des valeurs à adopter comme températures des points de Curie. Nous avons vu, en effet, que, pour MnAs et MnBi, les températures de disparition de l’aimantation spontanée semblent

plutôt correspondre à un point de transformation qu'à un point de Curie classique.

Je donne, dans le Tableau ci-dessous, les deux valeurs représentant, l’une la température de perte de l’aimantation spontanée, et l’autre la température du point de Curie déterminé par extrapolation.

Dans le cas de MnBi ces températures sont très proches l’une de l’autre.

Températures de

disparition de l’aimantation Distances Composés ; spontanée, Points de Curie. entre définis. ns — 2 « Voisins ».

MIA EEE 450 CC" 3180K 1309 CO 4030 K 2,84 À MS bee 314 87 314 587 2,89 Mnbiees 360 633 370 643 3,02

On voit que l'incertitude sur MnAs n’a pas une grosse répercussion sur la forme de la courbe. Par contre, celle-ci est incertaine entre Mn Sb et MnBi. On peut en effet admettre, au point correspondant à MnBi, une tangente à coefficient angulaire négatif ou sensiblement nul. J'ai reproduit les deux tracés possibles sur la figure 60, mais, de par la forme générale de la courbe, il semble préférable d'adopter le tracé avec maximum.

Des études dilatométriques et aux rayons X sont actuellement en cours, afin de préciser la forme de la courbe.

64. De la disparition de l’aimantation spontanée de MnAs. —- Envisageons les différentes hypothèses permettant d'expliquer la disparition de l’aimantation spontanée de Mn As.

19 POINT DE CURIE. — L'irréversibilité de la température de disparition de l’aimantation spontanée et les discontinuités relevées dans les courbes de l’aimantation spontanée, de la résistance et de la dilatation en fonction de la température, les accidents sur la courbe f (0, {) — 0, nous ont montré que nous nous trouvions en face d’un phénomène différent de celui observé jusqu'à présent sur les ferromagnétiques comme le fer et le nickel. Pour cette raison, nous avons retenu l'hypothèse d’un point de transformation, plutôt que celle d’un point de Curie classique.

Mais la figure 6o montre que la disparition brusque de l’aimantation spontanée peut s'accompagner d'une contraction, puisque, à une dilatation de la maille correspond un point de Curie plus élevé. Il se pourrait donc que, même si l’on ne retient pas l'hypothèse du point de Curie classique, la contraction du réseau soit la conséquence de la brusque disparition de l’aimantation spontanée.

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