Bertrand de Moleville, ministre de la Marine
.«>*'< ii\ !^
Hl
car vous avez besoin de distraction. Il me tarde de savoir votre secrétaire arrivé ; comment va votre santé ? je pane
que vous ne vous soignez pas, et vous avez tort \
Pour moi, je me soutiens mieux que je ne devrais, par la prodigieuse fatigue d'esprit que j'ai sans cesse en sortant peu de chez moi, entre les personnes qu'il faut voir, les écritures, et le temps que je suis avec mes enfants. Cette dernière occupation, qui n'est pas la moindre fait mon
seul bonheur ^ et quand je suis bien triste, je prends
mon petit garçon dans mes bras, je l'embrasse de tout mon cœur, et cela me console dans ce moment. Adieu. L'idée du chocolat est excellente ; elle vous est utile doublement, et j'userai avec prudence, mais quelquesfois cet hiver. Adieu, encore une fois... «^
Ce vendredi 9.
<c Je reçois à l'instant votre lettre, qui enveloppait une image. Je suis charmée que vous ayez reçu les miennes. J'espère que nos lettres aux puissances les calmeront, et leur montreront nos vrais caractères
« L'évêque doit vous avoir déjà dit l'inconvénient qu'il y a en m'écrivant. Aujourd'hui encore M. de Laporte,
qui porte tout au roi, lui avait donné votre paquet *.
Pour le journal de Brabant je vais m'en occuper, et il m'arrivera sûrement à moi ; ainsi vous pourrez y dire ce que vous voudrez. Adieu.... ^.
22 décembre,
« J'ai bien envie de vous envoyer M. Gog, ne fût-ce que pour trois jours, pour qu'il puisse causer à fond avec vous. Je ne lui ai pas encore parlé de cette idée. Mandezmoi ce que vous en pensez ; il ne sait rien de ma corres-