‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 131 sur 182 · TT · texte numérisé non relu

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chemin ordinaire peur des gard : nat : son logement a merveille [resté la].

« M. 14. Très beau et doux, vu le Roi a 6 h : du soir il ne veut pas partir et il ne peut pas a cause de Textreme surveillance, mais dans le vrai il sen fait un scrupule ayant si souveat promis de rester car c'est un honnête honmxe. Il a cependant consenti lorsque les armées seroient arrivées à aller avec des contrebandiers toujours par les bois et se faire rencontrer par un détachement de trouppes légères. Il veut que le congrès ne soccupe dabord que de ses réclamations et si on les accordoit, insister alors qu'il sorte de Paris dans un lieu fixé pour la ratification si on refuse il consent que les Puis : agissent et se soumet a tous les dangers, il croit ne rien risquer, car les rebelles en ont besoin pour obtenir une capitulation. Il portoit le Cordon Rouge il voit qu'il n'y a de ressource que la force mais par une suite de sa foiblesse il croit impossible de reprendre toutte son authorité. Je lui prouvois le contraire des que c'etoit par la force et que les Puis : le désirent ainsi, il en convint, cependant a moins detre toujours encourage je ne suis pas sure qu'il ne soit tente de négocier avec les rebelles. Ensuite il me dit : Ah, ça, nous sommes entre nous et nous pouvons parler, je sais quon me taxe de loiblesse et dirrcsolution, mais personne ne sest jamais trouve dans ma position, je sais que jai manque le moment, je lai manque, cdoit le 14 Juil : il f allait alors s'en aller et je le voulais mais comment faire quand Monsieur lui même me priait de ne pas partir, et que le M : al de Broglie qui commcndoit me répondait : oui, nous pouvons aller a Metz mais que ferons nous quand nous ij serons, j'ai manque le moment et depuis je ne lai pas retrouve. J'ai ete abandonne de tout le monde. Il me pria de prévenir les puis : quelles ne dévoient être étonnées de tout ce qu'il seroit obligé de faire quil y etoit obligé et que c'étoit leïïet de la contrainte il faut dit-il quon me mette tout a fait de col? et quon me laisse faire. 11 désira aussi qu'on expliquât aux puis : quil navoit sanctionné le décret sur les séquestres des biens des émigrés que pr les conserver, sans cela ils auroient ete pillés et brûles, mais quil ne consentiroit pas a ce quon les vende comme biens Nat :s. Il a aussi voulu par la fair passer son veto sur les passeports. La R : me dit quelle voyoit Alex : Lamcth et Duport, qu'ils lui disoient sans cesse quil n'y avort de remade que des troup : Etrang : sans cela tout etoit perdu, que ceci ne pouv : durer, qu'eux avoit ete plus loin quils ne vouloient et que c'etoit les sottises des arist : qui avoit fait leurs succès et la conduite de la cour qui les auroit arrêtés si elle

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setoit joint a eux, ils parlent en arist : mais elle croit que c'est leffet de la haine contre Tass : actuelle ou ils ne sont rien et n*ont aucune inf : et la peur voyant que tout ceci doit changer et voulant se faire davance un mérite. Malgré cela elle les croit mauvais, ne s'y fie pas mais s'en sert cela est utile. Tous les nain : sont des traîtres qui trahissent le Roi Mr Cahier de Gerville surtout est le plus mauvais et menace sans cesse de quitter le conseil et de dénoncer les confrères. Bertrand est bon mais seul il ne peut rien, Narbonne et Lessart feront tout pr se conserver et rien pr le Roi. Cahier de Gerv : etoit un petit avocat a 700 1. par an. M : e Rocherette etoit maîtresse de Gouvion et lui disoit tout, elle navoit que des soupçons. Interrogée le lend : du départ elle a dit des horreurs sur la R : — Ajant etee demandée si elle na pas entendue passer par cette porte et si elle na pas eue peur en ne venant pas avertir elle dit quelle y entendoit passer si souvent quand le Roi etoit couché que cela ne lui paroissoit pas nouveau. Depuis quelque tems la garde etoit souvent triplée, ce jour du 20 Juin elle l'etoit de l'ap : din : mr de Valori a qui on avoit dit le mat : quil seroit envoyé en courier avec les 2 camarades lavoit dit a M : lie sa

maîtresse qui l'étoit aussi de Mr i un enragé. En passant

le grand Carousel la R : - envoya Mr A... qui l'accompagna et qui ne savoit pas ou étoit le petit Carousel le demander a la sentinelle de la garde à cheval. A Chalons ils furent reconnus, un homme avertit le maire qui prit le parti de lui dire que sil en etoit sure il n'avoit qua le publier mais qu'il seroit responsable des suites. Les gardes du corps bons a rien. Mr de Dampierre qui etoit venu les voir donnoit le bras a une des femmes du Dauphin pr monter en voiture elle l'avertit de sen aller qu'on lui en vouloit, il lui dit que non, il monta a cheval et a 50 pas on le tira dans la plaine conmae un lapin, quand il tut tombé du cheval on le massacra et ils revinrent a la voiture les mains ensanglantées et portant la tête. La R : donna un morceau de Bœuf a la mode, que j'avois mis dans la voiture, a un homme, une voix cria n'en mange pas ne vois tu pas qu'on peut t'empoisonner, elle en mangea sur le champ et en fit manger a Mr le Dauphin. Latour Maubourg et Barnave fort bien, Pethion indécent. Le premi-er ne voulut jamais monter en voiture du Roi, il dit qu'il devoit être assuré de lui mais qu'il seroit intéressant de gagner les 2 autres. Pethion dit quUs savoient tout, quils avoient pris une voiture de remise j^es du

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