‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 136 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

FERSEN ET iMARIE-ANTOINETTE

tifier avec moi au sujet de la Craufurd », écrit-elle le 3 avril à Axel : « Le voyage que vous avez fait et les soins auxquels vous avez voué votre vie, si digne de vous et de rhonneur m'en disent plus que toutes vos assurances mon Dieu à quels dangers vous vous êtes exposée je n'ose y penser ^. »

M : me Sullivan et Craufurd restèrent encore quelques mois à Paris et celui-ci eut l'occasion de faire plusieurs visites à Marie- Antoinette. Dans sa Notice Craufurd a donné un portrait de Marie-Antoinette, probablement basé sur l'impression qu'il avait eue lors de ses fréquentes visites chez elle pendant ce séjour :

« Marie-Antoinette avait plus d'éclat que de beauté, ses traits, pris séparément, n'offraient rien de remarquable, mais leur réunion avait le plus grand agrément ; et cette expression si souvent prodiguée, pleine de charmes, est celle qui lui convenait dans toute son exactitude, et qui peignait le mieux l'ensemble de sa personne. Tous ses mouvements avaient de la grâce. Son esprit avait peu de brillant, aussi ne montrait-elle aucune prétention dans ce genre ; mais elle savait trouver dans l'occasion ce qu'il y avait à dire de plus convenable selon les personnes et les circonstances. »

D ne dit pas grand'chose sur ses visites à Marie- Antoinette, qu'il avait trouvée triste et mélancolique, mais calme, lorsqu'il y avait eu d'autres personnes présentes.

« Quel quesf ois, et peu après m'avoir parlé des choses qui ne pouvaient que l'intéresser vivement, je la retrouvais chez madame la princesse de Lamballe, qui demeurait au château au pavillon de la Flore : sa physiognomie, son ton, son maintien, tout était calme ; rien ne se ressentait des sombres pensées dont elle venait de m'entretenir. »

Un jour, au début de janvier 1792, la Reine le fit appeler. Craufurd raconte, que Marie-Antoinette avait beaucoup pleuré au cours de cette visite, ce qui n'était pas sTon habi-

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