CHAPITRE VI
LA CATASTROPHE
« Pauvre famille que deviendra-t-elle pendant ce temps, il parait que le général Clairfait est arrivé à 6 h : trop tard le 20 quand le Duc de Brunswig a joint les rebelles et que c'est ce qui a empêchés de les attaquer et de les détruire il semble qu'il y a une fatalité à tout, j'aurois été avec le Duc de Brunswig à son arrivée
paris et j'aurois fait tout au monde pour la destruction de , 3tte ville impie, c'est le seul remède qu'il y ait et j'insisterois toujours là-dessus ».
Cette re flexion qu'Axel Fersen fit le 14 octobre dans une lettre à son ami Taube, exprime assez bien ce qu'il pensait a cette époque, assistant les bras croisés et le cœur angoissé à la folie politique des Alliés.
L'heure de la grande pénitence avait sonné. Les malheurs succédaient aux malheurs. Le 4 novembre, •Fersen écrit à Taube :
« On a proposé à l'Assemblée de faire le procès du Roi et de faire juger la Reine par un tribunal criminel ordinaire, mais cela a ete envoyé jusqu'à la fin de cette semaine, car le rapport du comité de législation qui est chargé du dépouillement des pièces du procès ne peut être prêt qu'a cette époque, on croit être sure qu'ils seront jugés mais que le peuple leur fera grâce et qu'on leur donnera une pension pour vivre, mais je ne sais ou, mon Dieu quelle horreur et quelle triste extrémité pour eux, quel avilissement... » ^