Inédit
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La guerre se rapprochait tous les jours de Bruxelles où s'étaient réfugiés Fersen et ses amis. Le 4 novembre Fersen entendit pour la première fois la canonnade, mais Mercy qui refusait toujours de croire le pire, expliqua qu on tirait le canon parce que c'était le jour de Saint-Charles. Le 6 novembre Fersen revint dans son Journal sur le même sujet :
« Mlardi] 6 Très beau. Diné Craufurd. En allant promener au bois de Cambre avec Sulivan et Simolin, nous entendîmes une canonade vive de gros canon du cote de Mons, elle dura jusqu a 6 h : du soir. Il arriva deux couriers dans la journée dont 1 un a 8 h du soir mais on ne disoit rien on debitoit dans la ville qu Us avoiePt apportés que les francois avoient ete battus. Mr de Mercy fut demandé à 8 h : du soir ches Me Sulivan ou il etoit par l archiduchesse, tout cela paroissoit inquiétant, mais il est impossible que les aut]richiens[ ayant des revers, Mr de Mercy, a qui le B-on le fit demander dit qu'il n'y avoit pas de nouvelles. Le gouvlernement] donna un bulletin pr dire qu'il y avoit eu une affaire d'avant postes et que les leurs s'etoient replies étant trop foibles. »
Le lendemain on ne pouvait plus dissimuler la défaite écrasante subie par les Autrichiens et la marche sur Bruxelles des Français.
Fersen note dans son Journal :
« A 9 h : la nouvelle fut pubhque, et la consternation et la peur générale, on auroit cru que les francois étoient aux portes de la ville on ne voyoit que des gens courant pour chercher des moyens de s'en aller, tous ces malheureux émigrés sans argent sans ressources etoient au desespoir. On ne trouvoit pas un seul fiacre tous etoient retenus pr aller à Anvers ou ailleurs, et toute la journée on ne voyoit que des partants et des équipages arriver de l'armée, depuis deux jours il y avoit ordre de ne pas donner de chevlaux] de poste sans permission, tout cela allarmoit. Je fus dire la nouvelle à Craufurd et les engager à faire leurs paquet et ie fis faire les miens et nous nous arrangeâmes pour aller ensemble et Simolin par Anvers a Breda... Je fus chez Mercy lui demander si on avoit eu soin des Diamants de Joséphine \ il eut le front de