Inédit
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U n'y aura plus pour moi de beaux jours, mon bonheur est passé eUe suis condamné a d'éternels regrets et a tramer une vie triste et anguissante, jamais leurs images ne me sortiront de la mémoire ie los pleurerai toujours toute mx vie je songerai a eux a leurs bontés pour moi, à leur confiance, pourquoi oh mon Dieu les ai-je connus^ pourquoi ne suis je pas mort avant eux et pour eux. MaTma chère amie. c'est trop vous affliger c'est trop vous entretenir de ma douleur elle sera éternelle et empoisonnera le reste de m>s jours. Votre amitié tendre et sensible miidcra a en supporter le poid mais ne sauroit jamais l'efîacer. J'ai reçu, ma chère Sophie la votre du 4. Que vous êtes bonne et tendre, ah ne craignes rien il m'auroit ete impossible de ne pas tout faire pour eux, m.mj de me sacrifier pour eux. Lui mêm; ' ne cesse de m y pousser mais ie nen avois pas besoin je ne laurois pas aimé sans cela mais je sens bien a présent la différence de ce sentiment il ne peut pas memi m^ consoler. Non ma Sophie rien nauroit pu me détourner de la besof-ne a laquelle je mctois voue j'y mettois ma gloire et m.n vœux le plus ardent est de pouvoir le leur prouver encore m is helas — Non je n'ai plus la force d'en parler et je ne sais comment je supporte l'eUit ou je suis, la contrainte que je suis obligée de m'imposer en augm-nte encore l'horreur et cependant ■ ie ne puis le cacher et le peu de gens qui me rencontrent ne s en aperçoivent que trop. 11 n'est pas extraordinaire que je ne donne que d'anciennes nouvelles nous sommes quelquefois ici 6 a 7 jours sans en avoir et toutes nos lettres sont vieilles je voudrois a present n'en recevoir jamiis je crains qu'elles ne comblent la mesure de mjs maux. Adieu, je finirais demain et ce n est qu en tremblant que j'y pense. . . j
« Point de nouvelles, ma chère amie, et je suis au desespoir, aimés moi ma tendre Sophie et plaignes un frère qui vous chérira toute sa vie. »
« Mon ami », écrit-il à Taube, « nous n'avons encore rien reçu notre courrier n'est pas encore revenu. Je suis encore dans la plus cruelle des incertitudes et mon cœur est déchiré, quelques fois je voudrois espérer et d'autre je ne vois plus de ressources, ah, mon ami, pourquoi les ai-je jamais connus 1 » *
Le lendemain, il eût certainement préféré l'incertitude