‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 15 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

LE FILS D'UN GRAND SEIGNEUR SUÉDOIS â9

d'autant plus important qu'il fut alors introduit chez la marquise de Brancas dont l'amitié pour Fersen fit parler d'elle jusqu'en Suède. Nous donnons une note de Fersen qui y a trait ; c'est une des dernières un peu plus détaillées qu'il ait faites pendant son séjour à Paris.

Le dimanche 20 Fév. je soupai ches Mad : la D : D'arville qui eut comme a son ordinaire beaucoup de bontés pour moi, ainsi que sa sœur la Duchesse D'Estisac. Je fesais mes visites asses régulièrement, et j'allai souvent au spectacle, le Comte Creuts, qui me continuoit toujours ces bontés me mena ches la M : Brancas, ou on me fit beaucoup de politesses, j'y soupai plusieurs fois et le vendredi 4 mars il y eut un petit bal charmant il y avoit 5 danseurs et 6 danseuses et nous dansâmes jusqu'à 6 h : du matin, nous ne cessâmes qu'une heure pour le souper, il y a souvent de ces petits soupers dansant à Paris dans le Carême, on ne l'observe pas aussi strictement qu'en Italie, ou l'on se croiroit excomunie si l'on dansoit en Carême, et une femme qui auroit eu ce malheur, iroit vite s'en confesser le lendemain, pour en obtenir l'absolution ^. »

Axel Fersen a laissé quelques notes sur les longues promenades dans cette ville qu'il aimait tant et qui lui serait si funeste. Nous en citons quelques passages :

« Jeudi 13 Janv. Je fus le matin fair une promenade avec C : Creuts, nous vimes le dôme des invalides, qui est rond, et a 4 chapelles qui y repondent, la quatrième est ouverte c'est la qu'est placé le maitre-hotel, qui est tourné du coté de l'église, ce dôme me fit grand plaisir. Nous promenâmes ensuite sur le Boulevard depuis la barrière Grenelle jusqu'à la porte d'Enfer je trouvai cette promenade charmante on voit à droite la belle campagne, et a gauche la ville, en ete cela doit être enccr^plus beau, car les arbres forment alors des berceaux et vous vous promenés la dessous, le C : me fit voir en passant le nouveau portail de S : Geneviève, qui est de toute beauté tant par raport aux proportions qu'a la beauté des ornemens simples et non colifichet qui ornent cet édifice, les colonnes en sont d'une terrible grosseur elles ont... de diam : il n'y a que le portail de fini, il n'est cependant pas encor tout a fait decou- '

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