‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 155 sur 182 · PLANCHE X · texte numérisé non relu

PLANCHE X

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.Une page du Journal Intime avec la fin d'une lellrc de

Maiue Antoinette

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LA CATASTROPHE

le lendemain, il devoit se rapprocher de l'armée francoise et tacher par S*-Foix de voir Dumouriez ».

Dans l'attente de pouvoir retourner à Bruxelles, Fersen écrit le 5 avril à Sophie qui le soupçonnait à tort de ne pas se donner entièrement à sa tache de sauver la famille royale.

« ... Quand à ce que vous me dites de E[leonore] et de Crauford, vous verres par ce que je vous ai mande que leur marche et leurs projets ne peuvent influer sur mes actions. Ce seroit pour moi une grande consolation de ne pas quitter mes amis, mais ce ne seroit jamais qu'une séparation momentanée qui dans tous les cas aura peut-être lieu... Ah, ma chère Sophie, souvent je regrette de ne pas avoir péri pour eux et en les servant, je me serois épargne bien des chagrins et des souffrances de tout genre... J'espère aller dans 8-10 jours à Bruxelles, les evenemens se succèdent a présent avec une grande rapidité et nous avons des succès partout je commence à espérer une issue prompte et heureuse, juges alors si je peux, si je veux, ou si je dois m'eloigner. » ^

Le même jour il écrit à Taube :

« Voici la relation de l'arrangement faite entre le P. Coburg et Dumouriez, j'en suis dans l'enchantement et je regarde cette grande affaire conune finie, il n'y a selon tous les calculs possibles rien a craindre pr la Famille Royale et je ne serois pas étonné de vous mander dans peu quelle a ete portée en triomphe dans Paris. Vous savés, mon ami, les instructions du feu Roi et qui ont etee confirmées par le Duc de me rendre comme ministre près du Roi desquil seroit libre, tachés de savoir si je dois encore me Ijegler la dessus ou si je dois en attendre des nouvelles, dans ce cas il faudroit me les envoyer au plus tôt car ceci pourra aller très vite vu la legeretee de cette nation aussi vive pour le mal que pour le bien. Repondes moi par estafette et sur Bruxelles. Adieu mon ami, lises la relation a mon Père * ^.

Trois journées de joie — trois journées remplies de conciliabules, de discussions, de négociations et de grands espoirs 1 Fersen travaillait déjà à un mémoire pour la

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