‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 182 sur 182 · Voir chap. IV · texte numérisé non relu

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remercie, au moins une fois. Je vous dois des thrésors et encore plus de reconnaissance car ses peaux tant souhaités ne pouvaient pas arriver plus à propos, puisque bien heureusement me voila près de mon départ. Je suis ravie, je vous l'avoue, d*égayer et de changer un peu mon exil. Je part avec mon père le 26 d'ici. Si vous êtes un peu aimable et exact, je pourai avoir de vos nouvelles ce jourlà, en ayant la petite attention de mettre votre lettre à la poste le mercredi le 22 des 10 h. du matin, ou la veille au soir pour le plus surt ou chez moi la veille au soir. Ma fille et mon petit Raoul, le plus beau des enfants, me précédent de quelques jours et me quittent samedi 18, ce qui me laissera toute une semaine bien désolée et triste. J'avoue que je serais désolée si quelques obstacles de goutte ou je ne sais quoi allait me retenir encore ici ; je suis si aise d'en partir que je craint toujours les incidents de travérsse. Nous aurons ici pour survivancier de notre maison et M. d'Augivilliers et sa femme ; Bombilis et ses sœurs nous fonts une vraie ressource. Voila à peu près toutes nos nouvelles ; on en débite plus à Paris de la Suisse qu'il n'en existe à beaucoup près ; il y a plus souvent à rire et à hausser les épaules qu'à écrire et se tourmenter. Bon jour, mon frère ; faite que dans mon déplacement j'aye souvent de vos nouvelles ; vous savés combien elles sont nécessaires à ma tendre amitié.

Votre nièce vous dis mille choses.

Et mille grâces des peaux. Mon père vous fait mille amitiés, et comme Lev... nous a quittés, je ne vous dis rien pour lui ».

« Si on donne une attention soutenue » — c'est encore M. Bimbenet qui parle — « à cette lettre dont nous avons conservé l'ortographe, et que nous donnons en facsimile aux pièces justificatives, on remarque, qu'elle est écrite dans des expressions convenues à l'avance ^ et qu'elle

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