Publié par Klinckowstrom
« Nous dinames dans une taverne », raconte-t-il le 24 mai, ce que je fis presque toujours à Londres, après diner nous fumes a la comédie a Covent Garden, je trouvai la déclamation bien mauvaise, et comme je n'entendai pas la langue, je m'ennuiai comme un chien ».
Il ne comprend ni les mœurs ni les habitudes du pays et les femmes ne correspondent pas du tout à l'image qu'il s'en était forgé :
« Je ne fus pas non plus enchanté de la beauté des femmes, j^ ne les trouvay pas aussi jolies qu'on dit elles me parurent mal mises, et avoyent Tair assés gauches. »
Le 4 juin, jour de l'anniversaire du Roi, il assiste au bal de la cour : Il note :
« Le soir a 8 h : il y eut bal à la cour dans une vilaine petite salle éclairée avec des lustres de bois doré, il n'y avoit assés de place pour danser un menuet, et il y avoit aussi peu de danseurs qui savoient le danser passablement bien, ce triste plaisir dura jusqu'à 11 h : et je fus enchanté de pouvoir m'en aller. »
Une autre fois, il donne une description d'une fête champêtre chez lord Stanley. Il loue beaucoup la maison et la beauté du paysage, mais il n'aime pas la façon dont les Anglais s'amusent.
« On devoit y venir en habit de fantaisie sans masque, et il n'y avoit rien de si ridicule que de voir ces anglçis gauches et mal tournés tous habillés en berger tendre \ »
Avec le temps, il semblait s'accommoder mieux avec son milieu, mais il était loin de se trouver à son aise. Et quand le séjour en Angleterre toucha à sa fin et qu'il prit congé de Londres ce fut sans regret.