‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 5 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

« Je passois mon tems comme à l'ordinaire, j'allois tous les dimanches a la cour et deux fois par semaine savoir mercredi et vendredi a un assemble que les dames de la ville donnent dans la maison d'un marchand nommé Swartz » ^.

Au début de janvier le prince héritier de Suède, Gustave, et son frère, le duc Frédéric, vinrent en visite. Ils arrivèrent le 3, accompagnés d'une nombreuse suite, y restèrent huit jours et trouvèrent le temps d'assister à trois bals costumés et à un bal d'Opéra, avant de repartir le 9 pour Paris. Mais à peine le prince héritier et son frère étaientils arrivés à Paris que la nouvelle de la mort de leur père Adolphe-Frédéric, roi de Suède, leur parvint. Ils prirent aussitôt le chemin du retour. Cela contraria le jeune Fersen qui dut reculer son propre départ, dans l'attente du passage des princes à Lunebourg. Il brûle d'envie de partir, car Axel Fersen, en dépit de ses origines germaniques, ne se plaisait jamais ni en Allemagne ni en Autriche. Il note :

« La joie de la Duchesse de revoir son cher neveu comme Roi ne peut s'exprimer pour moi cela me fachoit un tems un peu car cela retardoit mon voyage il arriva le 13 avril et partit le 18 a mon grand contentement » ^.

Le même jour, soit le 18 janvier, Axel Fersen quitta Lunebourg en compagnie de son mentor. Pendant presque deux mois, jusqu'au 11 mai, il voyage à travers l'Allemagne et visite toutes les cours. Le jeune Axel est partout reçu avec là plus grande amabilité, il est assis à table avec des princes et des ducs. Il ne semble pas toujours y avoir pris un très grand plaisir, comme on peut le voir par les lignes suivantes qui ont trait à une visite qu'il doit faire à la duchesse des Deux-Ponts : « J'étois très fâché, » dit-il dans son Journal, « de nous faire présenter, 1:0/ parce qu'il falloit m'habiller, 2:0/ parce que je prevoyoit que je m'ennuiroit et 3 : 0/ parce que cela

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