‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 60 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

9 nov. Mr de Boye. Prie de m'envoyer un chien qui ne fut pas petit, de la taille de ceux qu'avait Monsieur Pollett, dit que c'étoit pour la Reine de France » \

Après avoir passé quelques jours chez son père, à Ljung, Axel s'était rendu le 17 septembre au château de Gripsholm où la cour passait l'hiver de 1784-85. « Vos sœurs sont en bonne santé ainsi que votre frère qui, depuis son retour, a toujours été de garde auprès du Roi », écrit le sénateur Fersen à Fabian, fin janvier 1785.

Une autre lettre à Fabian du 17 décembre 1784 nous apprend que tous ses enfants se trouvaient à cette époque à la cour et que le vieux père n'en était pas très satisfait : « Vos sœurs et votre frère y sont depuis deux mois, je jouis par consequant fort peu de leur société », écrit-il

dans cette lettre.

On s'amusait beaucoup à la cour cet hiver-là et il n'y fut question que d'intrigues, bals, jeux et histoires d'amour. On s'intéressait surtout au théâtre. Gustave III était luimême auteur dramatique et acteur de premier plan au théâtre qu'il avait fondé — ne voulait-il pas aussi toujours être le metteur en scène et la principale vedette en politique ? Le feld-maréchal Fersen fournit quelques renseignements sur le théâtre royal, dans la lettre précédemment

citée :

« Nous verrons à Gripsholm quelque nouvelle production du génie théâtral du Roi : on doit donner une comédie de sa production, le sujet en est la Reine Christine, les acteurs et actrices sont la Princesse Sophie-Albertine à la tête des jeunes dames et seigneurs de la cour ». Le 2 janvier 1785, il écrivit de Gripsholm : « Je me suis rendu ici pour faire ma cour et souhaiter la bonne année au Roi et à la famille Royalle, je me rendrez en ville en cinq ou six jours, il faut voire la nouvelle comœdie de Cristine, que le Roi a fait, et les divertissemens

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