Inédit
renonça par crainte d'y rencontrer une certaine miss Florence qu'il tenait absolument à éviter.
Fersen n'était pas satisfait d'être stationné à Landrécies et dès son arrivée, il s'était adressé à M. d'Avrange pour être transporté ailleurs : « qu'il me fasse avoir ou Maubeuge, Cambray ou Lequesnoy... »
Le 6 septembre, il informa sa sœur de son prochain départ pour Paris : « Mon séjour à Landrécies tire à sa fin, je partirai le 27 ou le 28 pour aller a Paris. »
Entre temps il s'était occupé de trouver un logement à Paris et avait chargé un attaché à l'Ambassade de Suède, M. d'Asp, de cette mission. Voici quelques notes de son livre de correspondance à ce sujet :
M. B'Asp 29 juillet : ... pour insister pour que mon phaeton
soit prêt pour le 12, les harnois et mon fusil aussi. 19 août. J'attends mon fusil avec mon phaeton. 9 sep ibid. Prie de m'envoyer tout de suite un plumet blanc frisé
et 6 panaches de 15-16 pouces de long. 17 sept. Prie de voir pour un logement, vis à vis de M : me de
Farre, écurie et remises.
24 sept. Que je prends le petit 3 : e de nune La Farre avec les
écuries, qu'il ait la bonté d'y voir. » ^
Axel Fersen confirmera cette location par une lettre à Mme « La Farre 24 sept, que je prendrai le petit 3 : e, qu'elle me
fasse avoir des écuries et remises a 3 ou 400 par 6 mois que
j'arrive le 28. »^
Au moment de son départ de Landrécies il ne savait pourtant pas encore si l'arrangement était définitif, puisqu'il a mentionné une lettre à Asp : ^ M I
« Que j'arrive le 30 qu'il me fasse savoir à la Barrière ou je dois loger ^. »
^ Fersen arriva, enfin, à Paris le 30 septembre 1785 et s'installa dans l'appartement de M^e La Farre. Pendant la période qui va du 26 septembre 1785 au 2 juin 1786, il n'y a aucune lettre à « Joséphine », ce qui prouve qu'il