Historiska Skri/ter
et s'il ne le fait, tout l'armée le quittera. -— Le Roi a fait prier l'Ambassadeur ^ de venir ; il compte entamer la négociation par lui. Il m'a fait venir ehez lui hier ; il m'a traité avec bonté et confiance. Il fait pitié à voir. Il a débuté par me dire : Vous me T aviez bien dit, mon cher comte à Cadscrona, et vous aviez raison, Tai bien vu ensuite, que vous n'étiez pas content de tout ceci. Taurois mieux fait de vous croire, mais j'ai été cruellement trompé.
« Le Roi est au désespoir ; si ceci pouvait le corriger de toutes ses folies, ce seroit bon à quelques choses, mais je le crois incorrigible. »
Lovisa ce n août
« Le Roi m'a fait venir plusieurs fois chez lui ; il m'a parié de sa position. Je ne lui ai rien caché des torts qu'il avoit ; il a paru les sentir, mais pas autant que j'aurais voulu. Comme il est toujours faux et dissimulé, je ne sais quel parti il prendra, mais je ne serais pas surpris, s'il abdiquât...
Si le Roi retourne en Suéde, j'y retournerai aussi, et j'aurai le plaisir de vous voir ^.
Il est probable qu'une lettre qui se trouve dans sa correspondance avec Sophie, sans date, remonte à ce mois d'août.
Ce 10
« Je n'ai que le tems de vous dire que tout ce qui se passe me fait grand plaisir car tout ceci sera fini, vous serés tranquille. Elle aussi et je vous reverrai tous deux, ah. Dieu, que ne puis je vous voir ensemble il ne manqueroit plus rien a mon bonheur mais du moins je vous laisse heureuse et tranquille c'est l'objet de tous mes vœux »^
Très peu de temps après, Gustave lïl dut presque clandestinement quitter l'aimée et la Finlande pour retourner en Suède, où les Danois ayant envahi la Norvège, s'approchèrent de Gothembourg.
Rentré en Suède, à son tour, Axel eut l'occasion de