Dans son Journal
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pour moi vous a fait adopter. Staël accompagnera probablement sa femme, il faut dans cet intervalle quelqu'un pour f air les affaires le nouveau secretair sera trop peu au fait pour cela on pourroit alors m'en charger soit publiquement en me donnant des lettres soit secrettement, ou même en m'envoyant des lettres dont je ne feroiâ usage que dans le cas ou cela seroit nécessaire comme celui ou l'on me soupçonneroit de tramer une contre révolution, et ou on pourroit vouloir m'inquietter la dessus ce qui peut arriver dans un tems de troubles ou d'infamie comme celui-ci. Si le Roi etoit content de moi il pourroit ensuite me nonmier Ambassadeur, mais je crois qu'il feroit bien de différer encore cette nomination, car les cours de Turin et Naples ont éloignés leurs abmassadeurs et celle de Vienne fait partir le sien sous prétexte d'aller a la Haye pour les affaires des païs bas... je crois même que si l'amb. ne prenoit pas le parti d'accompagner sa femme, il ne seroit pas mal fait de le lui ordonner. Si le Roi me charge de ses affaires je crois qu'il seroit nécessaire qu'il envoyé des lettres de créance mais je n'en ferois usage que dans le cas que je viens de vous dire... » ^
11 trouvait aussi le temps de s'occuper d'autre chose que de politique. Dans une lettre du 10 septembre 1790, il chargea sa sœur Sophie de la commission de commander des gants de Scanie qu'on a le droit de croire être destinés à Marie-Antoinette :
Ce 30 septembre [1790].
« Ma chère amie j'ai reçue hier la votre du 7 de ce mois et je vous remercie bien de tous les détails que vous m'y donnés... J'attend avec bien de l'impatience des nouvelles de notre ami T[aube] je serai bien tranquille quand je le saurai heureusement arrivé et qu'il n'a pas trop souffert de son voyage. Parlés lui quelques fois de moi quand vous serez ensemble et donnés moi de ses nouvelles je lui écris aujourd'hui. Je suis toujours établi à Auteuil et j'y suis plus content qu'a Paris. J'y resterai je crois jusqu'au commencement de novembre a moins que je n'aille vbir mon frère, j'attend de ses nouvelles, pour savoir ou le trouver. La difficulté de voyager dans ces tems ci pourroit cependant me retenir. J'approuve fort, ma chère amie, le parti que vous prenés et la conduite que vous voulés tenir surtout gardés vous bien d'être exagérée ma chère amie. Voici une conmiission qu'il