I:t, pour qu'à notre dessein Ton souvenir soit tidéie
Sur les rondeurs de ton sein Tous les nidb unt pris modèle.
Oli ! ne trahis pas ta foil Regarde, mon cœur, regarde:
Tout l'azur a l'œil sur toi, l:t tout le printemps te garde!
5l6 DERNIÙRI-S CHANSONS
Si tu venais à mentir, I.cs muguets aux fines branches Feraient tous, pour m'avertir.
Tinter leurs clochettes blanches;
Les limaçons consternes, Comme des prophètes mornes.
Par les chemins détournés Me suivraient avec des cornes;
Et les oiseaux, dans la nuit.
Se heurtant à ma fenêtre, Me rapporteraient le bruit De ta rigueur prête à naître I
Hélas ! hélas ! les beaux jours N'ont qu'un temps, comme les roses.
J'ai peur des grands étés lourds Et des grands hivers moroses!
Ces mois-là n'ont rien promis.
Et tous les crimes s'y peuvent, Sans que les blés endormis Ou les glaçons froids s'émeuvent.
O mon ange! ô mon trésor I Cher bonheur que Dieu me donne!
Jure-moi d'aimer encor Lorsque jaunira l'automne!
DERNILRK s CHANSONS 317
Jure-moi!... — Mais tu souris De mes alarmes trop fortes...
Viens!... les rameaux sont fleuris, Oublions les feuilles mortes!
Tfcwm ahtam lihens !
IIORAT.
Oh! serait-ce vrai, ma belle,
Ce qu'un prêtre m*a conté,
Qu'une torture éternelle
Suit la douce volupté;
Que la blanche main des femmes
Sans cesse attire nos âmes
Au fond des goufl^res ardents,