AG FÊTE NATIONALE
se compose de L’hon. P. A. Landry, président, L'hon. J. O. Arsenault, vice-président ; M. G. A. Girouard, secrétaire ; et de MM. Urbain Johnson, Stanislas Poirier, et Prosper Paulin, avec pouvoir d'ajouter à leur nombre.—Adopté.
Proposé par M. l'abbé Richard, secondé par M. l'abbé Cormier, que copie des présentes résolutions adoptées par la commission des Acadiens à la convention de Québec soit transmise à NN. SS. les Evêques des Provinces Maritimes avec prière de les bénir.—Adopté.
G. A. Ginouarp, M. P., Président, Pascaz Poirier, Secrétaire.
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2 2.—RAPPORT DE M. POIRIER SUR LA SITUATION PARTICULIÈRE DES ACADIENS DANS LA CONFÉDÉRATION.
« Ce serait mal juger de l'importance des Acadiens dans la Confédération canadienne, que de prendre pour base de ses inductions le rôle qu'ils ont joué depuis 1867. Ce petit peuple qui a eu sa page glorieuse dans les annales du pays, a eu aussi, plus qu'aucun autre, sa page sanglante. Il a complètement disparu en 1755. Cet effacement a duré un siècle. Il ne fait que renaître aujourd'hui.
» L’ère nouvelle de l’Acadie française porte la date de 1864. C'est la date de la fondation du collège Saint-Joseph de Memramcook. De 1755 à 1864, les Acadiens, et par politique et par nécessité, se sont tenus dans l'ombre. On les avait crus anéanlis : il importait de fortifier celte créance, afin d'être laissé libre de respirer un peu.
» Les premières années se passèrent dans les bois et près des rochers déserts du rivage. Petit à petit ils commencèrent à lever la tête, puis ils osèrent prendre une place au soleil. La plus pauvre, la plus cachée était la plus sûre. On était vingl, on était cent, on était faible. Puis l’on était sans ressource.
» Un groupe, le plus important, s'était fixé le long du golfe Saint-Laurent, depuis Shédiac jusqu’à la Baie-des-Chaleurs ; une autre dans Clare, sur la baie de Fundy ; plusieurs s'étaient réfugiés dans l'Ile-Madame et à Chélicamp, au Cap-Breton ; quelques-uns s'étaient cachés au Hävre-à-Boucher, à l'entrée du passage de Canso ; à l'ile du Prince-Edouard, un certain nombre s'était également soustrait à la déportation ; enfin, un pelit nombre de familles avait été refoulé vers le haut de la rivière Saint-Jean, au Madawaska ; puis, les autres avaient