‹ Fête nationale des Canadiens-Français célébrée à Québec en 1880 [microforme]Chapitre 118 sur 212 · FES · texte numérisé non relu

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castor de même. Aux angles et dans les festons de la bannière, des feuilles d'érable velours vert, brodées d’or. En tête, sur une banderolle d'azur et tracée en lettres d'or, l'inscription « Société Saini-Je n-Baptisie l'UE de Plessisvilie.» En exergue, et de même, la devise, Nos instilulions, notre Ï langue el nos lois. Au revers, qui est aussi en soie moire antique blanche, un écu trirolore, chargé d’üne foi, et surmontée de la devise «l'Union | fail la force.» Des galons. franges et glands d’or terminent cette }

1f! entouré d'une riche guirlande de feuilles d'érable, brodées soie et or, avec |

bannière, et en rehaussent l'éclat. Elle a été exécutée, par la maison française, R. Beullac 220, rue Notre-Dame, Montréal,

Bannière du Chœur de la Congrégation de Saint-Roch de Québec.

Quatre pieds de large, par sept de haut; sa face principale, en soie | glacée cramoisie, porte un médaillon, au centre duquel se trouve une lyre 1 en drap d’or, ornée de perles blanches el ds galons d’or et d'argent; le médailion est encadré d’une jarretière en drap d'argent, avec filets d’or, | | hp à la partie supérieure la devise : « Psalmum dicant Domino,» et au as « Chœur de la Congrégation de Saint-Roch.» Le tout entouré de rameaux à A | d'érable velours vert, avec tiges et nervures en or A la jonction des (ll branches, au bas, un magnifique castor, en relief, drap d'or, Le revers en

| | | 4 | soie moire antique blanche, porte au centre, une vierge immaculée, pein- | s'il ture à l'huile, œuvre de M, Genest, peintre-décorateur de Saint-Roch, avec : | l'inscription eu exergue, lettres d’or soulevées : « L’'Immaculée Conception.» [EDEN Aux angles, des feuiiles d’erable en velours vert avec uervures d'or. Au | { | bas et au centre, une lyre en relief, drap d’or, avec castor brodé en peluche, , * AN au dessous. Cette bannière est rehaussee d’un couronnement composé de ? lt rameaux d'érable en metal doré, surmonté d’une lyre de même. Entin le ; {| | tout orné et enricbi de galons, franges et glands d'or. | "NUR (lit , | ji Bannière de l’Union Musicale de Québec, b | ! , 4 TU Cette bannière est en soie cramoisie à sa face principale et porte au v CU | centre une sainte Cécile, haut relief, d’après la peinture de Raphaël. Tête si L et chairs peints à l'huile sur toile ; robe soie blanche, dalmatique étoffe é | | | d'or brochée. En tête, l'in<cription : « Cantaniibus organis, l'æcilia Domino { L L decanlabal.» Au revers en soie blanche, le cachet de la société ; une jar- PAULL retière or mat, sur laquelle se lit en lettres d'or poli, « Union Musicale de |A) Québec ;» au centre, une feuille de musique, avec la clef de sol et les notes LE il La, Ré, 1866. Le tout timbré d'une lyÿre en drap d'or, et entouré de fil | rameaux d'érable en velours vert, tiges et nervures d’or. En tête une ban- Ld fl | derole azur, sur laquelle se lit la devise: « Psallile sapienter.» Cette ban- te | nière a été exéutée par les Réverendes Sœurs du Bon Pasteur à Québec. et fill 18 {il {| Bannière, drapeau et oriflamme de la Société Saint-Jeane à {| | Baptiste de Québec.—Section Saint-Roch. K a Î | Q | | FN Cette section de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, était précédée on DL TR d'un drapeau tricolore en soie, de quatre pee et demi sur neuf, garni de en | [| galons, franges et glands d'or, et attaché à une hampe terminée d’une tug qi lance en métal doré. Ce drapeau a coûté quatre vingt piastres. Venait do Hi -ensuite un magnifique oriflamme de sept pieds de long sur deux de large, pl | en soie bianche gros grains, parsemé de fleurs de lys, en têteet en pointes. d'é 11 Au centre, un magnifique rameau d'érable brodé sur velours vert, soje et na.

or, soutenu, à sa tige, par un castor brodé en or et soie: au dessus, brodé en lettres d’or, avec filigranes, l'inscription : « Section Sainl-Roch».— Lerev-rs est en soie verte glacée. Des galons, des franges et des glands d'or en rehaussent la beauté, Cette oriflamme a coûte soixante et dix piastres.

Apparaissait ensuite la bannière de la section. Elie a quatre pieds et demi de large sur sept pieds de haut, est en soie cordée blanche gros grains et porte au centre un saint Roch, en haut relief, tenant le bâton de pèlerin, vêtu d'une robe en drap d’or damasquiné, et drapé dans un manteau en velours cramoisi et pailleté d’or. La tête, les mains et les pieds sont aussi en relief peints à l'huile, sur bois. A côté du saint, son chien légendaire, en relief aussi, peint à l'huile sur bois. A ses pieds, un gazon de velours vert, avec fleurs des chamns brodées en soies de couleurs. Le tout encadré dans des rameaux d'erable, d'un fini parfait et d'une richesse sans égale ; feuilles en velours vert, tiges et nervures en broderies d'or ; au bas, à la jonction des rameaux, un castor en reli-f brodé en or fin. En tête de la bannière, l'inscription en lettres soulevées d’or guilloché, « Palriotisme» et en exergue, formant de gracieux contours « /Jonneur à Mgr Plessis el à notre digne curé de Saini-Roch, M. Z. Charest, Le revers, en même soie, porte au centre un magnifique paysage en broderies d'or, d'argent, de velours et de soie, représentant la rivière Saint-Charles, brodée en argent, sur laquelle flutte la Petite Hern:ine, brodée en or et en relief, et un canot monté d’un sauvage, aussi en relief etenor. Sur la rive, à droite, une hutte de sauvage, en relief et or, abnitée parun érable brodé en soies vertes nuancées et de fils d'or; l’érable est dans une prairie, parsemee de fleurs des champs, brodées en soies de toutes couleurs ; dans le lointain, les Laurentides, brodées en soies bleues nuancées, imitant très-bien le ton particulier de l'aspect de ces montagnes. Au dessus ile ce paysage, en lettres d'or, soulevées et entremêlées d'arabesques de feuilles d'érable en velours vert avec courants d’or, la devise canadienne: Nos instilulions, nolre largue el nos lois. Au bas, en exergue, en lettres d’or guilloché « Rivière Suint-Charles.» Cette bannière est surmontée, des deux côtés, par de riches draperies en soie verte, aux lambrequins à crépines d’or. Elle a coûté la jolie somme de six-cent cinquante piastres, Le drapeau, l’oriflamme et la bannière, ont été exécutés par les Révérendes Sœurs du Hon Pasteur,

Char des Tanneurs, Corroyeurs et Mégissiers.

Ce char construit par M. Pierre Gauvin, maitre charron de l'Ancienne Lorette, d’après les plans et sous la surveillance de M. Elz. Charest, architecte, avait la forme d’une conque romaine, placée sur des roues massives et ornementées. Sur les flancs se lisait: Féle nalionale du ?4 juin 1880 En avant, sur la proue, un moulin à tan, avec les outi!s nécessaires à la tannerie, surmonté d’une oriflamme, portant l'inscription « Société des Tanneurs, Corroyeurs el Mégissiers de Québec. Au centre, sur un piedestal mouluré et sculpté, la statue de saint Barthélemy, patron que les tanneurs ont adoptés, parceque l'écriture rapporte, qu'il fût écorché vif et drapé ensuite dans sa propre peau. Cette slatue est l'œuvre de M. Jobin, statuaire à Québec. Sur les panneaux du piédestal et en relief, tous les outils dont se servent ces différents corps de métier. A la poupe, sur le plan le plus élevé, une pyramide disposée par degrés, composée d’une multitude d'échantillons des divers cuirs fabriqués à Québec, et surmonté d’un bouquet de fleurs de cuir de diverses couleurs, d’où sortait une hampe soutenant une oriflamme, avec l'inscription « Rien de semblable au cuir»

Bannière de Sainte-Marie de la Beauce,

La paroisse de Sainte-Marie de la Beauce, s'était fait un devoir, de faire Pa:quisition d'une magnifique bannière, après avoir fondé une Société Saiut-Jean-Baptiste, se proposant de têter tous les ans la fête nationale. Elle est en soie moire antique blanche, très-riche. La face principale porte au centre un saint Jean-Baptiste, en relief, vêtu d'une toiïson naturekle, læ figure et les chairs peintes à l'huile. De chaque côté, des rameaux d'érable, soie verte avec filigrammes d'or, parsemes de croix de malte em or, reliés entre eux par un castor en relief couleur naturelle, artistiquement brodé. %e revers qui est en même soie, porte au centre, un Ave Maria brodé en fil d'or, avec festons d'érable et croix de malte d’or. Des deux côtés, brodert-s en galon d’or fin, garnies de franges très-riches et de mugnitiques glands avec pierrertes. Les inscriptions n'étaient pas terminées pour la fête, mais elles le sont maintenant; les lettres ont été filées en or fin à Lyon ( France}. Sur la face rrincipale on lit: Sriéte Saint- Jean-Ba:tisle de Suinte-Marie de la Beauce. Sur lerevers Honneur el Patrie. Deux oriflammes, l’une en soie rouge et l’au're en suie bleue, accompagnaient la bannière principale ; sur la première, un Sacré-Cœur naturel, au milieu de ramaux d'érable, sur le second, Nutre-lame de Lourdes. Ces sujets sont brodes à l’aiguille, en soie et or, et d’un grand prix artistique. Les inscriptions ne sont pas encore terminées et seront envoyées de France bientôt. Cette bannière et les oriflammes ont été exécutées par la maisor française R. Beullac, 226 Rue Notre-Dame, à Montréal.

€har de la Société Française de Bienfaisance de Québec.

Cette société, fondée à Québec depuis quelques années, par M. A. Lefaivre consul-général de France au Canada, a vrulu répondre dignement à la gracieuse invitation de la Societé Saint-Jean-Baytiste de Qu-bec, étant la seule société, je dirais étrangere, parce qu’elle n'est pas canadienne, qui ait eu l'honneur d'être priée de prendre part à la démonstration du 24 Juin dernier.

Son char avait la forme d'une ruche, placée sur une plateforme, bourrée en drap gris et capitonnée à la française, avec soubassement en feutre rouge, agrémenté de guirlandes de fleurs artificieiles, relevées par des glauds. Au sommet, abrité des drapeaux de la .France et de l'Angleterre, l'éeusson de la Province de Québec, sur lequel étaient appuyées deux femmes. L'une représentant la France, vêtue d'une robe à l'antique, de soie blanche, ornée de boucles et fleurs tricolores, et drappée dans uns riche echarje de soie aux couleurs nationales, avec franges et glands d’or ; pour coiffure, une couronne de lauriers, surmontée d’une étoile d’or avec rayons en filigranes d’ergent. L'autre femme représentait le Canaïla, et donneit la main à la Fra'.ee ; ellz était aussi vêtne d’une robe à l'antique, de soie blanche, garnie de rubans verts et blancs, avec fes:ons d’erable, et drapée daus une riche écharpe en soie verte avec glands et franges d'or ; pour coiffure, une couropue de f-uilles d’erable, surmontée d’un castor. Sur un siége moins élevé, aux pieds des deux personnages allégoriques, trois jeunes lilles habiles, l’une en bleue, l’autre en blanc et la troisième en rouge, couronn-es de fleurs des mêmes eouleurs, et tenant en muins les symboles de la devise canadienne, La première, une croix avec l'inscription Nos insluulions, la religion catholique ; la seconde, un cœur, Notre langue, la France ; #t enfin la troisième, une balance avec la main de justice, Nos lois, les anciennes lois frauçaises. Sur le devant de la p'ateforme, aux pieds des truis jeunes filles, un parterre de plantes natu-

os DES CANADIENS-FRANÇAIS. 501

relles, en pleine floraison ; en arrière du fsiége principal et des drapeaux, formant le fond du char, une immense marguerile lrirolore, insigne de la société, ornée au centre, d’une guirlande de feuilles d'érable. Aux angles. les écussons de Jacques-Cartier, le découvreur du Canada ; celui de Champlain, le fondateur de Québec; celui de Mgr Laval, le peer évêque français au Canada, et enfin celui du Marquis de Montcalm, e dernier des généraux français qui ait combattu pour la France, sous les œurs de Québec. Ce char, ainsi que les costumes ont été excutés d’après les plans et les dessins de M. P. Cousin, architecte et secrétaire de la société La charpente et la bourrure, par M. AÏf. Moisan, meublier, rue Saint-Olivier, la peinture par M. Masseiotte, peintre-décorateur français.

Drapeau du Cercle Catholique de Québec.

Ce magnifique drapeau est en soie blanche gros grains, très-riche ; ïl porte au centre, un écusson an champ d’or, frappé d’un cœur saignant naturel, timbré d’une croix, velours et soie et ceint d’une couronne d’épines. Le tout entouré par des rameanx d'érable en velours vert, avec nervures et tiges d’or, d’une grande richesse ; à la jonction des tiges, un castor en relief, brodé en peluche. Au dessus, en lettres d'or tissé « ('ercle Calholique de Québec et en exergue la devise; «In manifeslatione verilalis.s La compos:tion de ces armes est l’œuvre de M. Le Docteur Samson, membre du cercle, et le drapeau, qui a été fabriqué à Paris, est dû à la libéralité de P. V. Valin, Ecuier, M. P. qui en a fait cadeau au cercle.

Bannière, Oriflamme et Drapean de la Société Saint-Jean- Bavtiste de Québec.—Section Saint-Jean.

En avant de cette section était porté un drapeau tricolore en soie, de cinq pieds par huit, orné de franges et glands d’or; venait ensuite une oriflamme de deux pieds de large par sept de long, en soie cordée blanche, doublé en soir cordée verte et nortant sur la face, une branche d'érable peint à l'huile avec dorures, e! formant de gracieux contours ; au bas de la tige, un castor peint et doré. En tête, en lettres d’or « Section Saint-Jean.» Enfin apr araissait la bannière de la secrion, qui a quatre pieds par sept, en soie moire antiqne blanche, portant au centre un médaillon peinture à Thuile, représentant une forêt, au milieu de laquelle se trouve saint Jean- Bapti: e, assis sur un rocher. tenant d'une main une houlette d’où pend une oriflamme, sur lequel on lit: « Ecee agn's Dei » et de l’autre main montrant le ciel. A ses pieds un mouton. Ce médaillon est encadré d'’arabesques aux élésants contours, formés de galons d’or, enrichis de broderies et pi-rreries, ainsi que de feuilles d'érable. En tête, des rameaux d'érable, artistiquement contournés et au centre desquels se trouve un castor en relief hrodé en or. Entrelaces dans les rameaux d'érable, en lettres d’or brodées, les deux mots; Dieu, Patrie. En exergue, entrelacé dans des feuiiles d'érable con me en tête, et hrodé en or fin, « Saint Jean.» Le tout enrichi et terminé par des gal ns, franges et glands d'or. Le revers est en soie verte cordée. Au dessus de la bannière, un couronnement de feuilles d’erahle avec castor au centre, en bois sculpté et doré. Le drapeau, l'oriflimme et la bannitre ont été exécutés par les Révérendes Sœurs du Bon Pasteur, à Québec.

Drapeau de l’Institut Commercial, Union Saint-Louis.

Ce Drapeau a dix pieds sur cinq, en soie blanche glacée, bordé de galons d'or et relevé de glands d’or. Au centre, les armes de l’Institut, d’azur à

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trois fleurs de lys d'or, posées une et deux, à dextre un canton d’or chargé d’un cœur de pourpre surmonté d'une croix: timbré de la couronne de Saint-Louis. En tête, en lettres brodées en or, « Ins/ilu! commerci :l Saint- Louis. » En exergue, la devise de feu Sir Georges Cartier, « Franc el sans do!. Le revers, en même soie, porte un castor brodé en laine et soie, posé sur un tronc d'érable avec rameaux. Ce drapeau a été exécuté par les Révérendes Sœurs du Bon Pasteur de Québec.

Char des Imprimeurs Typograries.

Ce char construit sur les plans et dessins fournis par M. P. Cousin, architecte, d'après les instructions et l:s idées, que lui avait données le comité de l’Union Typographique No. 159 de Québec, était composé d’une plateforme de quatorze pieds de long sur huit de large, posée sur un train, que cachait une tenture rouge, relevée par des galons et gland: d'or, agrémentée de franges dorées. Au centre, sur un piédesta}l à cornes, un fac simile de la statue de Gutemberg, élevée à Strasbourg. en 1840. à la mém:ire de l'inventeur de l'imprimerie, Cette statue est l’œuvre de M. J. Bte Côté, staluaire à Québec. Dans les panneaux de coté du piédestal, les armes de l’ancienne corporation des Imprimeurs en France, et celles de l'Union Typographique No. 159 de Qu‘bec Dans celui du devant l'inscription Union Typographique No. 159 de Québec, et en arrière, Féte nalionale du 24 Juin 1580. Ce piédestal était en imitation de granit rouge et la statue en imitation de bronze vénitien, exécutés par MM. Gauthier et Frères, peintres-décora'eurs. A la base du piédestal et à chaque angle, au dessous des cornes, étaient assises quatre jeunes filles harillées de costumes de fantaisie, très-élégants: la première enfant de M.J. B. Plamondon. huissier de la cour du Recorder : la seconde, de M. S. Carrier, restaurateur ; l& troisième de M. Chantal, boucher et enfin la dernière de M. Beau, méeanicien français. Elles distribuaient au public, la pièce de vers suivante, œuvre de M. P. Lemay, poëte québecquois :

L’Imprimerie.

A l’œuvre, travailleurs, c’est Dieu qui vous convie. Le sillon nous rendra, multiphé eent fais.

Au jour de la moisson. le grain qu'on lui confie;

Les plantes et les fleurs germent sous les grands bois.

Pour vaincre toute force et soulever le monde L'homme a trouvé déjà le levier et le treuil. La matière devient l’espoir où l’on se fonde ; Elle jette à l’esprit un défi plein d'orgeuil.

A l’œuvre travailleurs ! C’est bien au tour de l’âme A dominer enfin notre vaste univers,

A verser sur nos fronts sa sentence de flamme ! Quel pouvoir merveilleux, en tant de lieux divers, Semera les pensées comme, dans le ciel rose,

Le soleil qui revient sème les ravons (l'or?

Quel pouvoir merveilleux, plus fort que toute chose, Emportera l'esprit dans un sublime essor ?

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Gutemberg l’a trouvé. Le fer, dans sa fournaise, Se change tout à coup en un rayon de feu,

Puis il se refroidit Gutenberg sourit d’aise, Car des signes nouveaux surgissent peu à peu. —Soyez bénis du Ciel ! disent alors les anges Qui veillent ici-bas sur l’humble humanite ; Vous porterez partout, sur vos ailes étranges.

A l’homme qui l'attend, la Sainte Verité !

—Soyez maudits !—Ce cri s'éleva de l’abime,

Et l'enfer tressaillit dans ces feux éternels—

Vous servirez le mal. Que Dieu soit la victime Des merveilleux dessins qu’il inspire aux mortels ! Signes mystérieux, publiez le mensonge :

Gliss-z adroitement le poison dans l’a/pât :

Troubl:z les cœurs : soyez le ver impur qui ronge, Et le fer du bourreau qui brûle le forçat !

Et, depuis ce temps-là, quel combat sur la terre, Entre l’enfer et Dieu, pour le bien et le mal!

Et l’arme. c’est le livre. Il frappe avec mystère ;

Il tue, il s’avance ; il est pur, il est infernal.

Il se glisse partout, rampant dans la poussière,

Ou volant comme un trait ; il est monstre et rayon. 1 franchit, humble et un, le seuil de la chaumiere, Il entre, tout doré, dans l’orgeuilleux donjon!

A l’œuvre, travailleurs ! Enfantez vos pensées! Combattez sans merci, vous qui croyez en Dieu 1... Bardes, chantez pour lui vos stances cadencées, Et que l'hymne d'amour retentisse en tout lieu ! Ecrivain, apprends-nous à servir la patrie,

A chérir les vertus, à défendre la foi!

La Fresse redira tes paroles de vie,

Le trivmphe du bien s’accomplira par toi!

Aux angles de la plateforme, quatre jardinières, garnies de pensées nature'les en nleine floraison, fleurs symboliques de l'imprimeur, et du centre desquelles sortait un encri-r surmonté de la traditionelle plume d'oie : ail-goris de la pensée developpée par les écrivains et transmise à la Ltd par l'imprimerie. En avant, sur un plan plus élevé, une presse

levier en miniature, œuvre de M. P. Lizotte, maitre pressiez à l'Evénement, surmontée d’une auréole avec l'inscription : ‘ El la lumière fut.” kn arrière, une étagère oc'ogone, surmontée d’une lampe allumee, el garnie d’une grande variété d'ouvrages, ayant trait au Canada, et tous imprimés et reliés à Québec.

Bannière des Relieurs de Montréal.

Cette bannière était en soie blanche, sa face principale portait au centre un groupe, composé de tous les attributs et outils dont se servent les relieurs ; ii était brodé en relief, en velours et soies de couleurs, ei entouré d’une riche guirlande de rameaux d'érable, bro‘tée soie et or; en tête l’i nscription Associalion des Relieurs de Montréal Au revers, un livre, enrelief, représentant la pius riche reliure qui puisse se faire. Le cou-

ronnement de cette banière est orné d’une rresse à papier, en relief, en velours rouge. Des galons, franges et glands d'or rehaussent l’eclat des ornementations. Cette bannière sort des ateliers de la maison française R. Beullac, 220 Rue Notre-Dame, Montréal.

Chars Historiques Montcalm, (Elèves de l'Académie Commerciale de Québec)

Ces deux chars construits en gradins ou emphithéâtre, contenait les membres de ca cercle, constumés et représentant les principaux personnages, célèbres dans l’histoire du Canada. Les chers Frères d s Ecoles chrétiennes, directeurs de l’Académie (Commerciale, sont parvenus à furce de sacrifices, et grâce au bor vouloir des parents de leurs élèves, à pouvoir faire confectionner tous ces costumes, avec la vérité la plus parfaite, c’est à dire, suivant les écrits et les relations, recherches qui leur ont causé beaucoup de travail et qui font honneur à leur patriotisme et à l’amour qu'ils portent à leur pays. Voici la liste des personnages représentés dans les deux chars. Jacques Cartier, le découvreur du Canada.—Donnacona, chefde la bourgade:le Stadaconé.—François de la Roque,sieur de Roberval,

remier vice-roi de la Nouvelle France.—-Le Marquis de la Roche, 2eme Vice-

oi de la Nouvelle France.—Pierre du Guast, sieur de Mo'ts.—Samuel de Champlain, fondateur de Québec.—Le seigneur Louis Hébert —Charles Amador de la Tour.—Le sieur de la Violette, fondateur de Trois-Rivières.— Charles Huart de Montmagny. gouverneur de la Nouvelle-France.—Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de Montréal. —Lambert Closse.— . Jean Nicolet, explorateur de l'Ouest —Louis d’Aillebout de Coulonge, gouverneur de la Nouvelle France.—Pierre Boucher de Grosbois, gouver. neur de Trois-Rivières.—Pierre de Voyer, vicomte d’Argenson, gouverneur.—Adam Dollard, sieur des Ormeaux.—Le sieur DuBois, baron d'Avaugour, gouverneur —Alexandre de Prouville, marquis de Tracy, lieutenantgénéral.—Jean Talon, intendant.—M. d: Courcelies, gouverneur.—Charles LeMoyne, baron de Longueil, gouverneur de Montréal.—M. de Lamothe-Cadillac, fondateur de Détrot.—Louis de Buarle, comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France —Robert Cavalier de la Salle.— Louis Joliet, découvreur du Mississipi—Le Baron de Saint-Castin.—Pierre LeMoyne, sieur d’Iberville—Joserh LeMoyne de Sérigny —Kondiaronk, le Ral, chef sauvage. —Auger de Subercase—J. B. LeMoyne, sieur de Bien\ille.—François Hertel de Routille—Le Marquis de Vaudreuil, gouverneur général—Le Marquis de Beauharn is, son successeur.— Joseph Chaussegros deLéry, ingénieur.-Coulon de Villiers.-Daniel Liénard de Beaujeu, le héros de la Monongahéla.—Pierre Rigaud de Vaudreuil, dernier gouverneur de la Jouisiane—Marquis Louis Joseph de Montcalm.— Le Lévis, brigadier g°néral et vainqueur de Sainte-Foye.—Louis de Bougainviile, navigateur.—Joseph Bouchette, lieutenant-colonel de milice.—Le colonel de Salaberry —Louis Joseph Papineau.—Ludger Duvernay.—-Dr. P. M. Bardy.—Sir George Etienne Cartier.

Bannière de l’Association Suint-Jenn-Baptiste de Montréal.

Ceite bannière est un véritable monument, grandiose par l'élégance de ses formes, le fini et la richesse de ses ornementations. Malgré ses grandes proporiions, huit pi-ds de large sur seize pi'ds de haut, et grâce à son système d'attache, six hommes peuvent facilement la porter. Elle sort des ateliers de M. R. Beullac, manufacturier français d’ornements d'église, 220, Rue Notre-Dame, Montréal, Cette maison, déjà très connue dans

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