CHAPITRE II
APPROBATIONS ET ENCOURAGEMENTS.——LETTRES NEÇUES DE L'ÉPISCOPAT ET DU CLERGÉ.
Dès le commencement de ses travaux, le comité d'organisation songea à mettre la convention et les fêtes de Québec sous le paironage de Nos Seigneurs les évêques de la Province de Québec, afin d'imprimer à celte œuvre un caractère à la fois religieux et national.
Le 30 novembre 1879, une nombreuse députation d’offic'ers et de membres de notre Société se rendait auprès de Sa Grandeur Mgr Taschereau, archevêque de Quebec, pour lui offrir le « menifeste » qui venait d’êire publié. Monseigneur l'Archevéque nous reçut avec une bienveillance louie paternelle, Il accepla notre « manifeste », et nous déclara que noire projet avait toule son anprobalion, et que, pour nous la témoigner davantage, il avait décidé de changer l'ilinéraire de sa visite pastorale et de revenir à Québec pour se trouver au milieu de son peuple le jour de la Suint-Jean-Baptiste, Bien plus, le président ayant manifesté Je désir qu'avait noire Société d'obtenir la faveur de faire célébrer, ce jour-là, la messe en plein air, à cause de l'affluence du peuple qui y assisterait, Monseigneur accorda le privilège demandé, en autant que les exigences du culte pourraient le permettre, et nous annonça qu’il se proposait de célébrer lui-même pontificalement le saint ”
sacrifice de la messe à ciel ouvert, dans un lieu qui serai
choisi plus tard, sujet à son approbation. Enfin, Sa Grandeur nous permettait d'adresser notre manifeste à son clergé, cet, s'inscrivant en tête de la liste de nos membres, prenait la première carte de celte année (1880). Quelques jours après il nous adressait la lettre d'approbation que nous publions plus loin. Cet encouragement, parti de si haut et venant de notre prenier pasteur, métropolitain de cette Province, nous enhardit à solliciter la même faveur de Nos Seigneurs les évêques, ses suffragants. Au commencement de décembre, nous leur adressions une lettre exprimant nos vœux et les priant de vouloir bien nous donner leur approbation : « faveur insigne, « disait cette lettre, à laquelle notre peuple attache un grand «prix, parce qu'il est accoutumé à voir Nos Seigneurs les « Evêques et notre clergé à la tête de toutes les entreprises «qui intéressent à la fois la religion et notre nationalité.» Nous sommes heureux de publier toutes ces lettres, que notre Société conserve précieusement dans ses archives comme un des plus beaux témoignages qui aient été rendus à l’importance et à l’utilité de l’œuvre que notre Société poursuit.