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en collaboration avec M. Stanislas Drapeau. Des circonstances indépendantes de leur volonté les ont seules empèchés d'accomplir leur magnifique dessein. La Société Saint-Jean- Baptiste de Québec ayant exprimé le vœu que ce projet fut exécuté, M. Duquet a bien voulu s'engager à faire accepter par ses souscripteurs le livre qui remplacerait celui qu’il avait promis de publier.
L'auteur du manifeste de la Société Saint-Jean-Baptiste et du projet de programme de la Convention de Québec avait, lui aussi, conçu le dessein de recueillir ces travaux, et plus heureux, il a pu. avec l’aide de quelques collaborateurs, réunir toutes lesœuvres inspiréesquise sont fait jour dansces fêtes mémorables. Pour les faire ressortir davantage, il les a entourées de tout ce qui peut contribuer à rendre complet le compterendu de la grande manifestation nationale de Québec. Histoire, statistiques, documents de tous genres, tout a été mis en œuvre pour donner à cet ouvrage un cachet d'utilité, et pour en faire un manuel indispensable de toutes nos sociétés franco-canadiennes.
Nous avons consacré à cette œuvre douze mois de travail incessant, et une correspondance dont les pièces se cLiffrent par centaines. En nous rendant le témoignage de n’avoir rien épargné pour rendre ce livre aussi exact et aussi complet que possible, nou, aimons à payer une dette de reconnaissance à la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, qui nous a accordé son patronage, en même temps qu’elle nous reconnaissait un droit de propriété ; à Sa Grandeur Mgr l’Archevèque de Québec, qui nous a fait l'honneur d’en accepter la dédicace ; aux hommes distingués qui nous ont puissamment aidé de leur expérience et de leurs lumières, (1) et particulièrement à
(1) La Société Saint-Jenn-Baptiste de Québec nous avait adjoint un comité
de collaborateurs composé de MM. J. P. Rhéaume, 8. LeSage, L. P. LeMay, A. Robitaille, Alphonse Pouliot ei H, J. J, B. Chouinard.
PRÉFACE, xi M. le grand-vicaire Hamel qui a daigné se faire notre collaborateur dans le travail ingrat de la révision ; à M. Siméon LeSage dont le concours bienveillant nous a aplani bien des difficultés et nous a donné d’heureuses inspirations ; à MM. Amédée Robitaille, Joseph Frémont et Ernest Myrand, dont l'amitié nous a épargné les travaux ennuyeux et pénibles de résumés et de tableaux hérissés de chiffres et de difficultés ; à M. Alphonse Pouliot, le digne secrétaire-archiviste de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, à qui revient une si large part d'honneur dans le succès de la fête nationale de 1880 et de la Convention.
Enfin, nous manquerions à la justice et à la vérité si nous ne disions un mot de louange à l’adresse du doyen des maitres de l’art typographique à Québec, M. Augustin Côté, éditeur de tant d'œuvres importantes, et à qui nous sommes fier d’avoir confié notre entreprise ; à M.J. N. Duquet, l'agent infatigable, qui a surveillé la correction typographique de notre œuvre et qui en a assuré le succès financier ; aux artistes, MM. Taché, Hamel, Cousin, qui l'ont ornée de dessins qui témoignent de leur libéralité à notre égard, et font honneur à leur talent, tandis que la reproduction de leurs œuvres, si heureusement exécutée par M. George Desbarats, met en lumière les progrès de l’art dans la Province de Québec.
Nous ne pouvons non plus oublier l’'empressement de tous ceux qui avaient figuré dans notre belle fête, à nous transmettre leurs iravaux,—ce qui nous permet de publier un compte-rendu complet—ni l'accueil bienveillant que nous avons reçu de la presse et de la plupart des personnes à qui nous avons demandé des renseignements. A tous nous réitérons l'expression de notre sincère reconnaissance,
Maintenant que pourrions-nous dire ici de plus, quand les documents innombrables que renferme ce livre parlent plus
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haut et bien plus éloquemment que nous ? Que nous restet-il à faire? Si ce n’est de répondre au lecteur, désireux de savoir où sont les traces de la grande manifestation de Québec : « Si vis monumentum, cireumspice ; » en d’autres termes : « Voyez ses œuvres et jugez. »
Mais il nous sera bien permis de terminer cette préface en citant quelques pages d’un éloquent discours qui apprécie à dix mois d'intervalle, les résultats importants de la fète et de la Convention de Québec, et en tire des leçons. Ce discours a été prononcé par M. Siméon LeSage, vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, dans une soirée donnée à la Salle Jacques-Cartier, au mois d'avril dernier, au profit de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.
L'étendue de cet ouvrage nous dispensant de faire une introduction, nous laissons volontiers la parole à M. LeSage.
» Geux, dit-il, qui ne voient dans des démonstrations de ce genre qu’une vaine sati. faction donnée à l’orgueil national se trompent grandement. Les résultats pratiques qui en découlent peuvent, pour le temps présent, échapper à l'analyse, mais ils n’en ont pas moins une portée considérable. Dira-t-on, par exemple, que cette recrudescence du mouvement de colonisation, qui s’accuse de toutes parts dans la Province depuis les neuf derniers mois, n’est pas, en grande partie, due à la saine émotion produite par cette réunion des Canadiens, par les discours et par les travaux de la Convention? Notre épiscopat à pris l’œuvre sous sa puissante protection, et rivalise de zèle avec le gouvernement, On rapporte qu’un ami de la colonisation, en pélerinage à Notre-Dame-de-Lourdes, a rencontré là ur pèlerin à la recherche d'un administrateur, auquel il désirait confer une somme d'argent considérable, destinée à la fondation d’une colonie vendéenne au Canada. Les RR. PP. Jésuites, reprenant leur œuvre interrompue de mission-
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naires colonisateurs, iraient, à la sollicitation de M. le curé Labelle, fonder un établissement au lac Nominingue.
» Un journal annonçait, l’autre *;ur,que les dames Ursulines allaient fonder, elles aussi, un monastère de leur ordre au nord du lac Saint-Jean, et là s’adonner, comme au ter1ps de la vénérable mère Marie de l’Incarnation, à l'éducation des enfants des tribus des Montagnais, Enfin, l’on parle de donner à la compagnie franco-canadienne, qui doit doter le Canada d’une nouvelle ligne de steamers transatlantiques, le nom de «Compagnie des Cent-Associés.» Ne dirait-on pas, vraiment, que notre histoire se répète? Il y a là évidemment plus qu’une heureuse coïncidence.
» Tout cela est bien fait pour élever et fortifier les aspirations de notre peuple, mais serait frappé de stérilité, si nous ne nous en inspirions pour lui inculquer les devoirs qui en découlent.
» Nous représentons plus d'un quart de la population de la Puissance, et nous serions indignes de conserver nos traits distinctifssi nous n'avions d'autre but, en les conservant, que de satisfaire notre orgueil.
» Lorsque la constitution fédérale nous a été soumise, nous avons cru qu'elle nous offrait des garanties suffisantes de liberté et de bien-être social, et nous l’avons acceptée. Tant qu'elle subsistera dans ses conditions primitives, non-seulement elle aura droit à notre allégeance, mais encore à notre dévouement le plus actif. Notre élément est tenu de faire sa part dans l’œuvre collective des provinces qui composent le Dominion, et s’il diffère dans les moyens de servir la patrie commune, son but doit être le même : donner raison à la grande idée politique qui a faitsurgir une nation nouvelle au nord de la République Américaine,
» Ils sont bien peu clairvoyants ceux qui ne comprennent pas l'importance qu’il y a, pour l'avenir de notre Confédération, de donner libre carrière à tout ce qui peut contribuer au bien
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