LE BANQUET.--LES SANTÉS.—-LES DISCOURS
La journée du 24 juin devait se terminer par un grand banquet nalional. Aussi, sur les six heures, le vestibule du pavillon des palineurs était-il encombré par une foule considérable. La salle de ce magnifique édifice avait élé décorée de verdures, d'inscriptions patriotiques et de bannières. D’immenses tables, chargées de fleurs, de fruits et de ces mille etune merveilles de la cuisine française, pouvaient contenir au delà de huit cents personnes. Au-dessus de la table d'honneur, on voyait une large banderolle avec l'inscription : «Dieu sauve Ja Reine »; à droite, en entrant, l'inscription : « A nos frères les Canadiens- Français des Etats-Unis » ; à gauche: «Nos institutions, notre langue el nos lois » ; au-dessus de la galerie : « À la France, à nos frères les Acadiens. »
À sept heures, Son Excellence le gouverneur-général, le marquis de Lorne ; Son Honneur le licutenant-gouverneur de la province deQuébec, l'honorable T. Robitaille ; Lr,d Campiell, et les aides-de-camp, font leur entrée dans !3 salle du dîner, accompagnés par les officiers du comité de régie de la Société Saint-Jean-Baptiste, et prennent place à la table d'honneur.
Voici l'ordre de préséance suivi à celte table :
Le président, M, J. P. Rhéaume. A droite : le marquis de Lorne, Mgr l'archevêque de Québec, Sir Narcisse Belleau, Mgr l’évêque des Trois-Rivières, l'hon. M. Laurier, Mgr l'évèque de Sherbrooke, l'hon. M. Blahchet, l'hon. juge Tas-