‹ Fête nationale des Canadiens-Français célébrée à Québec en 1880 [microforme]Chapitre 76 sur 212 · II-—SECTION DES SCIENCES · texte numérisé non relu

II-—SECTION DES SCIENCES

« 1. Que cetle commission demande respeclueusement aux maisons d'éducation s’il ne serait pas plus opportun de consacrer plus de temps à l'étude de la philosophie et des sciences exactes, el moins de temps aux études de grammaire et de liltérature, de façon cependant à ee que les cours d'études comprennent le même nombre d'années que maintenant. Le

temps consacré aux études scientifiques, devant être employé, non pas à voir de nouvelles sciences, ou à parcourir un champ plus étendu dans celle que l’on voit maintenant, mais à éludier plus à fond les principes des diverses sciences el à se les assimiler d’une manière plus parfaite.

« 2. Que celte commission recommande la fondation d'écoles professionnelles où l'on se préparerait immédiatement aux diférentes carrières industrielles et scientifiques.

«3. Quecettecommission recommande, dansle cas oùdetelles fondations réussiraient, qu'on exige que les jeunes gens qui se destinent au génie civil, étudient un certain nombre d'années dans les dites écoles, afin de relever le niveau général de ces études professionnelles.

«4. Que celte commission prie respectueusement le gouvernement d'envoyer que'ques jeunes gens doués de talents supérieurs et recommandables à tous égards, se former à l’école des savants spécialistes européens ; les jeunes gens, de leur côté, s'engageant à consacrer, à leur retour, quelques années de leurs lr'avaux au service du gouvernement dans les écoles spéciales ou ailleurs, et que ces jeunes gens soient choisis, après concours, par les supérieurs des maisons d'éducation.

«5. Que dans l'opinion de cette commission il serait désirable que les examens pour l'admission à l'étude des professions libérales soient faits par des examinateurs choisis par les bureaux de chaque profession, parmi les professeurs des universités, des collèges et des écoles normales, sur les malières comprises généralement dans un cours d'étude clas sique.

« 6. Que celte commission croit qu'il faut encourager autant que possible la formation de sociétés scientifiques régionales, destinées à vulgariser dans leur sphère d'action l'étude des diverses sciences et à encourager le zèle des travailleurs ; ces sociétés se réunissant une fois l’année, et se communiquant les uns aux autres les fruits de leurs recherches et de leurs travaux.

«7. Que cette commission fait remarquer que des particuliers généreux ont donné ces années dernières des prix pour la solution de certains problêmes historiques où bibliographiques, el que, sans aucun doute, des récompenses analogues accordées à des recherches scientifiques, se rattachant à notre province, produiraient d'excellents résultats.

«8. Que cétle commission trouve qu'il serait opportun d'avoir un journal scientifique, traitant des différentes parties de la science, surtout de celles qui sont les plus fécondes en résultats pratiques.

«9. Que cette commission est d'opinion que les instituteurs des écoles primaires devraient s'efforcer, par des leçons courtes el pratiques, de faire comprendre et aimer aux enfants les rudiments des sciences ; excellent moyen de développer l'intelligence et de former le jugement de leurs élèves.

« 10. Que cette commission croit que l’on devrait dans nos collèges, enseigner aux élèves des classes inférieures, les rudiments des sciences, en même temps que la grammaire el la littérature.

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