IV.—AVANTAGES A OBTENIR DU GOUVERNEMENT EN FAVEUR DE LA COLONISATION
1° Qu'il mette à la disposition des sociétés diocésaines une somme annuelle pour les objets suivants :
A chaque colon pauvre, et voulant ouvrir bon fide un lot dans un des townships compris dans les limites diocésaines : Une hache ; une charrue ; un petit poële et quelques provisions au moins pour la première année ; quelques livres de clous et les ferrures essentielles pour une petite maison ; des vitres pour les fenêtres ;
2° Qu'il réduise le prix d’un lot ordinaire de cent acres à $10, (si toutefois le lot est de bonne terre dans sa plus grande élendue) payable après deux années de possession, en deux paiements annuels ;
3° Que les sommes provenant de cette source soient mises à part et forment un fonds snécial appelé : Fonds de colonisation ; 4 Que les sociétés diocésaines soient autorisées à indiquer les centres où le gouvernement ferait construire sous la direction de la dite société, —-sur un lot patenté en faveur de syndics élus suivant la loi,--un édifice (disons de 30 pieds x 40) pour servir provisoirement de chapelle et de maison d'école ou de logement pour le prêtre ;
5° Que le gouvernement fasse terminer le Chemin Taché, le Chemin Maritime et autres ;
6° Que les routes cessent d’être sous le contrôle des municipalités ( système qui ne fonctionne que très-mal), et soient entretenues aux frais de la Province, comme dans tous les pays bien organisés. (1)
La Quatrième Commission, « De l’Agricullure, » n’a pu se réunir ni faire
rapport ; nous renvoyons à ce que nous en avons dit plus haut, à la page
(1) Ce serait ici le lieu de placer le rapport de M. J.-0. Fontaine sur la colonisation. Malheureusement, une maladie grave, dont M, Fontaine souffre depuis six mois, l’empéche de nous livrer maintenant son travail, Nous le renvoyons à la fin de ce volume.—C.' .