‹ Fête nationale des Canadiens-Français célébrée à Québec en 1880 [microforme]Chapitre 93 sur 212 · RECOMMANDATIONS · texte numérisé non relu

RECOMMANDATIONS

16° D'abord et avant tout, on devrait soustraire la Colonisation à l'influence délétère de la politique. Sans cette indépendance de la politique, on ne pourra sortir de l’ornière. C’est afin d'obtenir ce but que la Société de Colonisation, établie à Montréal il y a un an, a fait une organisation nouvelle.

A l’article Observations générales, on lit ce qui suit :

« Pour mettre cette société au-dessus des passions mes- » quines des partis politiques, l’Evêque de Montréal sera pré- » sident ex officio de cette association. »

Dans une circulaire du 21 novembre 1868, Mgr l’Evêque de Saint-Germain de Rimouski faisait de son côté l'observation qui suit :

«IlLest bien reconnu que de semblables observations ne » peuvent se soutenir que sous la direction du clergé, je viens » donc vous demander votre concours actif, pour que votre » paroisse prenne dans ce mouvement sa juste part d’efforts » et de sacrifices. »

17° Les sociétés de colonisation devraient se borner à diriger le mouvement vers les cantons reconnus les plus avantageux, évitant, autant que les circonstances le permettront, de faire la distribution des terres ou d'en rercvoir le prix pour le gouvernement. Elles devraient tâcher de régler à l'amiable les difficultés s’élevant de temps en temps entre des particuliers ; mais ne pas s'occuper de celles où le gouvernement pourrait être concerné, car l'expérience du passé montre que c'est là un écueil où plusieurs ont échoué.

18° La dépendance des sociétés de colonisation du département des terres leur a élé très-préjudiciable et a presque complèlement paralysé leur efficacité. Le succès de la société de

Montréal, qui ne date que d'un an et qui a pris pour base l'indépendance du contrôle officiel, en est la preuve.

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