‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 115 sur 228 · E HL. (Mao · texte numérisé non relu

E HL. (Mao

19. Mao : La Vertu étant à son apogée, il doit y avoir musique de tambours et de cloches. #£ HX +. Er #1 $E üx 2.

On peut résumer ainsi l'interprétation classique : Tai Sseu, femme vertueuse du roi civilisateur (Wen wang) sait ne pas être jalouse ; elle peut se résigner à vivre dans la retraite et est capable d'envoyer auprès du roi à sa place les filles vertueuses du gynécée. Dans le gynécée, qui reflète ses vertus, nulle n’est jalouse et toutes vivent dans la retraite,

occupées à rechercher la meilleure compagne pour le seigneur commun

et à remplir avec une parfaite communion de sentiments le service du roi et du temple.

On trouve au HTKKSP ch. 1423, p. 17 v° sqq. une interprétation très différente. La pièce est rapprochée de LIX et LXVIIB (et aussi du n° 4 du Chao nan). Ces pièces se rapporteraient à la cérémonie de l’offrande végétale faite au 3° mois après le mariage. D’ après une théorie, le mariage ne serait consommé qu'après ces trois mois de stage écoulé. D'où les vers 3, 7,8, 9. La cérémonie (où l’on fait de la musique) marquerait la levée de l'interdit post-nuptial ; d'où le 3° couplet. Cette tradition, très intéressante, permet de voir le passage des usages populaires aux usages nobles : l’interdit des fiançailles et les chansons qui s’y rapportent correspondant à l'interdit post-nuptial auquelles chansons auraient été rapportées par la suite. (Cf. Comment lire un classique, n° 15); (cf. Granet, Cout. matrim., app. in T'oung pao, XIII, p. 553 sqq.).

Un texte du #& 5 #F {Ë (début du chap. v) donne dans un dialogue entre Confucius et Tseu Hia les raisons qui firent placer les mouettes en tête du Che king, elles sont analogues à celles indiquées par Mao (1, 2) mais formulées en termes métaphysiques. Les vertus conjugales sont à la base de l'ordre social et de l’ordre naturel:les soutiens du

ciel et de la terre, dit Tseu Hia X HE 22 JE 1.

Le if #k #k fË interprète comme Mao la comparaison de 1 et 2. C'est quand le seigneur s’est retiré de la cour pour rentrer dans ses appartements privés que la reine va le retrouver. ff À #4 38 ËN À fé ÀL x. K #E ff) R. Cf. Han che (in HTKKSP, ch. 1150, p. 2 v°). Le même texte

indique que la pièce pouvait er conséquence servir de satire contre les grands trop enclins aux voluptés. Cf. Heou Han chou, Ann. de l’empe-

reur EH Ming, 8 a., éd. de Chang-hai, ch. 11, p. 5 v° JE PA Æ SF. F4 BH El] HF. Autrefois la porte Ying (c’est-à-dire le prince qui traitait près de cette porte les affaires publiques) ayant manqué à ses devoirs (en matière sexuelle), les Mouettes blâmèrent les mœurs du siècle.

Variantes d'écriture : 3k : { et 2. #5 : #1 et 2. ÉE et JE. 2: €. Vers 20 : Cloches et tambours en ; écrit : Tambours et cloches.

Cf. HTKKSP, 1171, pp. 1 à 2.

Thème de la rencontre près des eaux, — du concours de cueillettes, — des appréhensions, — de la séparation et de la retraite de la fille, — de l’insomnie, — de l'accord et de la musique. — Noter les reprises de vers et les enchainements qui donnent quasiment à la pièce une allure de pantoum. V. Skeat, Malay Magic, p. 488.

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