‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 144 sur 228 · RME · texte numérisé non relu

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vergences de ces théories archéologiques s’expliquent suffisamment par le fait que tel ou tel des rites complexes du mariage a pu être considéré comme l'essentiel : tantôt, par exemple, les accordailles, tantôt la pompe nuptiale. Toutes supposent que le printemps et l’automne étaient propices aux réunions sexuelles. La philosophie, au reste, l’expliquait! : les filles (qui sont yin), émues par le printemps (qui est vang), songent alors aux garçons (qui, eux aussi, sont yang); inversement, à l’automne (yin), les garçons (yang) subissent l’attrait des filles (yin). Les chansons, enfin, sont formelles : on y voit que les réunions se faisaient à des époques consacrées F& ?.

« L'homme s’en va chercher sa femme, Quand la glace n’est pas fondue ! »

dit l’une ; une autre fait voir une jeune fille qui « rêve au printemps “ » ; le paysan enfin montre deux jeunes gens qui se rencontrent au printemps et, l’automne venu, entrent en ménage ÿ.

A ces fêtes printanières et automnales des eaux et des monts que se passait-il? On y venait des différents villages et hameaux ; il ne semble guère qu’il y eût pour une seigneurie plus d’un lieu de réunion 6. Les jeunes gens allaient se chercher et partaient en bande?; les uns offraient leur char ; les autres se faisaient inviter8. En arrivant au terrain de fête on trouvait une grande animation *; sans doute il y

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