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avait des installations provisoires, des marchands ambulants!, une foule de voitures et de barques, des passeurs d’eau qui appelaient la clientèle?. Les promeneurs se répandaient tout au long de la rivière ou du coteau, joyeux, riant à belles dents 3, admirant le spectacle, beauté des arbres, grandeur de la montagne 5, luxe des barques de cèdre... Alors venaient les jeux : le passage de l’eau, l'ascension du mont. On traversait le gué en soulevant les jupes ou en les troussant#; parfois on allait à la nage, s’aidant peut-être de calebasses évidéest; quand l’eau était trop haute, la rivière trop puissante, ceux qui avaient une voiture ? s'en servaient, un peu inquiets, si l’eau arrivait aux essieux ou aux tentures ; ou bien on frétait une barque et l’on avait l’émotion de la voir tantôt plonger et tantôt flotter$. On se poursuivait le long des berges, des digues, des barrages, ou bien dans le courant même, au beau milieu de l’eau, jusque sur les bancs de sable et les écueils*. On s'amusait à pêcher t, mais surtout l’on cueillait les fleurs qui poussent dans les coins humides ou les plantes d’eau, jones, nénuphars, orchidées, armoises, lentilles d’eau, mauves, herbes aromatiques ff. On gravissait les coteaux, en char souvent, à la course, au point d’en rendre fourbus ses chevaux !?; dans les bois et les pâturages on cueillait aussi desfleurs 1; peut-être chassaiton !*; surtout l’on faisait des fagots, coupant à la hache les
. LXIIT, 8 et LXVI, 2-8.