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INTRODUCTION
Les fictions de la Grèce sont aujourd’hui consacrées par le goût et par le génie ; elles forment une partie de l’expression des beauxarts; elles sont , pour ainsi dire, la langue de l’imagination , qui ne voit plus les objets qu’à travers le prisme d’une mythologie enchanteresse (a).
Tous les esprits dans lesquels il n’y a ni sensibilité ni grâce , rejettent aujourd’hui ces fictions ; mais leur charme survit à l’abus même et à la profanation de ces formes charmantes; mais leur fraîcheur se renouvelle comme celle de la nature qui leur servit de modèle ; mais l’homme a besoin de signes inspirans et sensibles , et la raison même , pour lui plaire ,
est obligée de s’adresser à l’imagination
Et quelle langue plus cloque nie que celle où tous les sentimens sont revêtus d'images !
On ne l’entend plus : on voyage, avec un
(a) V oyez les vers de Corneille , de Boileau, de Voltaire , sur l'emploi de la Fable.